Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, s’exprime lors d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire d’État américain au ministère des Affaires étrangères à Ankara, le 13 décembre 2024. (Photo par Andrew Caballero-Reynolds / POOL / AFP)
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La Turquie souhaite adhérer au système de paiement européen SEPA, annonce le ministre des Affaires étrangères

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Par Bosphorama

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Les points importants

  • Intégration financière : La Turquie manifeste son intérêt pour le système SEPA, visant à fluidifier et réduire le coût des transferts d’argent avec l’Europe.
  • Relance du dialogue : Cette annonce s’inscrit dans un réchauffement des relations entre Ankara et Bruxelles, avec la reprise de discussions de haut niveau sur l’économie, la migration et la science.
  • Bénéfices concrets : L’adhésion au SEPA pourrait permettre d’importantes économies pour les entreprises, les consommateurs et la diaspora turque, alors que les frais de transfert actuels peuvent atteindre 40 euros.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré mercredi que la Turquie était intéressée par une adhésion à l’Espace unique de paiement en euros (SEPA), un système européen qui pourrait rendre les transferts de fonds entre la Turquie et l’Europe moins chers et plus rapides, selon des médias turcs.

S’exprimant lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue kirghize, Jeenbek Kulubayev, M. Fidan a précisé que les institutions financières turques compétentes travaillaient déjà sur le dossier.

Le SEPA couvre 41 pays et permet aux particuliers et aux entreprises d’effectuer des paiements transfrontaliers en euros selon des règles communes. Ce système vise à rendre les transferts d’euros entre pays participants aussi simples que les virements bancaires nationaux.

M. Fidan a souligné que les relations entre la Turquie et l’Union européenne évoluaient dans une direction constructive, ajoutant que les discussions de haut niveau sur l’économie, le commerce, la migration et la science avaient repris.

Ces déclarations font suite aux entretiens tenus mardi à Ankara avec la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, Marta Kos, commissaire européenne à l’élargissement, et Magnus Brunner, commissaire aux affaires intérieures et à la migration.

Reuters rapportait en mars que l’UE avait proposé la participation de la Turquie au SEPA dans le cadre d’un effort visant à approfondir les liens économiques et à réduire le coût des envois de fonds vers l’étranger.

Jurgis Vilcinskas, chargé d’affaires de l’UE à Ankara, avait alors indiqué à Reuters que cette proposition avait été discutée lors de la réunion du 6 février entre la commissaire Kos et M. Fidan à Ankara.

Selon la Commission européenne, les petits pays candidats ayant rejoint le SEPA l’année dernière – l’Albanie, la Moldavie, le Monténégro et la Macédoine du Nord – pourraient économiser ensemble jusqu’à 500 millions d’euros.

M. Vilcinskas a souligné que la participation de la Turquie pourrait réduire les coûts de transfert pour les entreprises, les consommateurs et les membres de la diaspora turque en Europe.

Des données citées par Reuters montrent que l’envoi de 1 000 à 5 000 euros depuis l’Europe vers la Turquie peut coûter jusqu’à 40 euros, selon la banque et le montant de la transaction.

Avant d’adhérer au système, la Turquie devra se conformer aux règles européennes en matière de services de paiement, de lutte contre le blanchiment d’argent et de protection des données, a précisé M. Vilcinskas, ajoutant que la Commission européenne était prête à soutenir Ankara dans ce processus.

Ce dossier relève de la compétence du ministère turc des Finances, a confié une source diplomatique turque à Reuters en mars.

L’UE reste le premier partenaire commercial de la Turquie, avec des échanges annuels dépassant les 200 milliards d’euros.

Bien que les négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE soient en grande partie gelées depuis des années, les deux parties ont récemment intensifié leurs discussions sur la coopération économique, la migration, la modernisation de l’union douanière et la sécurité régionale.

Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.

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