L’ancien maire d’İzmir et le président provincial du CHP parmi 65 personnes jugées dans une affaire de fraude
Un tribunal turc a accepté un réquisitoire demandant des peines de prison allant de trois à 45 ans pour 65 accusés, dont l’ancien maire métropolitain d’İzmir Tunç Soyer et le président provincial du Parti républicain du peuple (CHP) Şenol Aslanoğlu. Les critiques dénoncent une manœuvre politique visant à réprimer le CHP.
Le 23e tribunal pénal d’İzmir a validé cette affaire, née d’une opération policière du 4 juillet ciblant des irrégularités présumées dans des projets de construction de logements dans les quartiers d’Örnekköy, Gaziemir et Karabağlar à İzmir. Soyer, Aslanoğlu et 43 autres personnes ont été placés en détention, dont 11 accusés, y compris les deux hommes politiques, toujours en détention provisoire.
Les procureurs accusent les prévenus de « fraude aggravée » commise de manière concertée et répétée, en utilisant notamment des institutions publiques, des partis politiques, des chambres professionnelles et d’autres organisations pour faciliter ces crimes. Le réquisitoire cite 449 victimes présumées, sept plaignants et plusieurs organismes d’État, dont les ministères des Finances et de l’Intérieur, comme parties lésées.
Le tribunal doit fixer une date d’audience et examiner la situation des détenus la semaine prochaine. Murat Aydın, président de la commission juridique provinciale du CHP à İzmir, a affirmé que les accusés répondront à toutes les allégations en justice, insistant sur le fait qu’« il sera clair à la fin du procès qu’aucun des accusés n’a commis d’acte criminel ».
Cette affaire s’ajoute aux nombreuses poursuites engagées contre des maires et responsables du CHP après les victoires écrasantes du parti aux élections locales de mars 2024, qui ont brisé la domination du Parti de la justice et du développement (AKP) dans plusieurs grandes villes.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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