Le leader de l’extrême-droite turque rejette les appels à des élections anticipées et affirme que le scrutin se tiendra comme prévu
Devlet Bahçeli, le leader du Parti d’action nationaliste (MHP) d’extrême-droite en Turquie, a rejeté mardi les appels à des élections anticipées, déclarant que le prochain scrutin se déroulerait comme prévu et refléterait la volonté du peuple turc.
S’exprimant après la réunion du groupe parlementaire de son parti, Bahçeli — un allié clé du président Recep Tayyip Erdoğan — a accusé le principal parti d’opposition, le Parti républicain du peuple (CHP), de tenter de « soulager la pression à sa propre porte en semant le trouble en Turquie ».
« Il n’y aura pas d’élections partielles ; le scrutin se tiendra à l’heure prévue, et ce sera la volonté de la nation turque », a-t-il déclaré.
Les prochaines élections générales en Turquie sont prévues pour 2028.
Ses remarques interviennent alors que le débat s’intensifie sur un possible vote anticipé, alimenté par les efforts de l’opposition pour forcer des élections par des manœuvres politiques et parlementaires.
Le CHP a présenté une stratégie en deux étapes visant à déclencher des élections anticipées, comprenant des plans pour forcer des élections législatives partielles grâce à des démissions coordonnées de députés et, en cas d’échec, pour pousser à de nouvelles élections municipales dans les régions où le parti détient des majorités solides.
Le leader du CHP Özgür Özel a déclaré plus tôt ce mois-ci que le parti « essaierait toutes les voies possibles » pour amener le pays aux urnes, accusant le gouvernement de tenter de marginaliser ses rivaux politiques.
La poussée de l’opposition intervient alors que le CHP fait face à une pression judiciaire croissante suite à ses gains lors des élections locales de mars 2024, lorsqu’il a remporté le contrôle de grandes villes et infligé un revers majeur au Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir d’Erdoğan.
Depuis fin 2024, une série d’enquêtes ciblant les municipalités dirigées par l’opposition a suscité des inquiétudes parmi les critiques quant à une répression croissante qui pourrait s’étendre aux figures de proue du CHP.
L’arrestation en mars 2025 du maire d’Istanbul Ekrem İmamoğlu, qui a déclenché des protestations généralisées et une volatilité des marchés, a encore accru les tensions politiques. Les enquêtes en cours sur d’autres municipalités ont renforcé les craintes au sein de l’opposition que la campagne de pression puisse s’intensifier.
Dans ce contexte, les responsables du CHP affirment que la stratégie du parti pour des élections anticipées vise à défier le gouvernement et à pousser le pays dans ce qu’ils décrivent comme un « climat électoral », augmentant la pression publique pour un scrutin plus précoce.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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