Le Parti DEM de Turquie affirme que le retrait du PKK marque l’achèvement de la première phase du processus de paix
Le Parti pour l’Égalité et la Démocratie du Peuple (DEM), pro-kurde, a salué lundi le retrait des combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) du territoire turc comme une étape « critique » concluant la première phase du processus de paix engagé par Ankara avec ce groupe kurde.
Le PKK, qui mène depuis quatre décennies une lutte armée contre le gouvernement, a entamé son retrait dimanche, exhortant la Turquie à prendre les mesures juridiques nécessaires pour faire avancer ce processus initié il y a un an, lorsque Ankara a tendu une branche d’olivier à son dirigeant emprisonné Abdullah Öcalan.
« Cette décision de retrait est l’expression la plus concrète de la détermination [du PKK] sur la voie de la paix », a déclaré aux journalistes Tuncer Bakırhan, coprésident du Parti DEM, qualifiant cette initiative d’« une des étapes les plus critiques et significatives ».
Our Co-Chairs Tülay Hatimoğulları and Tuncer Bakırhan held a press conference in Ankara regarding the PKK’s withdrawal from Turkey as part of the Peace and Democratic Society Process.
1/3 pic.twitter.com/5XIsEjZncy— DEM Party English (@DemPartyEnglish) October 27, 2025
« À ce stade, la première phase du processus [de paix] est achevée », a-t-il affirmé, pressant le gouvernement d’engager « la seconde phase cruciale et vitale […] [des] mesures juridiques et politiques ».
« Le Parlement doit faciliter et développer ce processus. Des dispositions légales doivent être prises pour la période de transition. Il ne s’agira pas seulement de mesures techniques, mais des pierres angulaires de la paix », a-t-il souligné.
« Une solution à la question kurde signifie la démocratisation de la Turquie, nous y gagnons tous. »
Les pourparlers indirects avec le PKK ont débuté fin 2024 avec le soutien du président Recep Tayyip Erdoğan, le Parti DEM, troisième force politique turque, jouant un rôle clé dans la facilitation de cet accord émergent.
Le parti a annoncé qu’il rencontrerait Erdoğan jeudi.
La Turquie a mis en place une commission parlementaire pour jeter les bases du processus de paix et préparer un cadre juridique pour l’intégration politique du PKK et de ses combattants.
Un haut responsable du PKK a déclaré dimanche qu’il était essentiel que la commission rencontre « immédiatement » Öcalan, dont l’appel historique en février a conduit ses combattants à renoncer en mai à la lutte armée, mettant fin à quatre décennies de violences ayant fait quelque 40 000 morts.
Le PKK a également exhorté la Turquie à prendre les mesures juridiques nécessaires pour déterminer le sort de ceux qui renoncent à la lutte armée.
© Agence France-Presse




