Quatre condamnés pour abus sexuels sur des stagiaires au Parlement turc
Les points importants
- Condamnations : quatre anciens employés de la cafétéria du Parlement turc ont été condamnés à des peines allant de deux à sept ans de prison pour abus sexuels ou harcèlement sur des stagiaires mineures.
- Acquittement : un cinquième prévenu a été acquitté faute de preuves, tandis que tous les accusés ont nié les faits et demandé la relaxe.
- Précédent : ce n’est pas la première affaire de ce type : en 2018, un employé du Parlement avait déjà été sanctionné pour harcèlement sur une stagiaire de 16 ans.
Un tribunal turc a condamné jeudi quatre anciens employés de la cafétéria du Parlement turc à des peines de prison pour abus sexuels et harcèlement de stagiaires adolescentes, tout en acquittant un cinquième prévenu.
Les accusés travaillaient à la cafétéria du Parlement, où le parquet a affirmé que quatre filles de moins de 18 ans avaient été victimes d’abus sexuels ou de harcèlement dans le cadre de leur stage, effectué sous le programme turc de formation professionnelle et de stage en milieu professionnel. Le tribunal n’a pas ordonné le retour en détention des condamnés, invoquant le temps déjà passé en détention provisoire.
La 57e cour pénale de première instance d’Ankara a condamné Durmuş Uğurlu à sept ans et quatre mois de prison, Recep Seven à six ans et trois mois, Halil İlker Güner à deux ans et quatre mois, et İbrahim Beşlioğlu à deux ans et trois mois pour des charges liées à des abus sexuels ou harcèlement sur mineurs.
Le tribunal a acquitté Ramazan Çetin, estimant que les preuves n’établissaient pas l’infraction.
Les cinq accusés ont nié les allégations lors de l’audience finale et ont demandé la relaxe. L’affaire a débuté après que l’une des stagiaires a déposé une plainte auprès de la police en décembre, affirmant avoir été harcelée sexuellement par un employé de la cafétéria pendant son stage au Parlement. Le parquet a ensuite affirmé que cinq employés de la cafétéria avaient abusé ou harcelé quatre stagiaires mineures.
Les prévenus ont d’abord été arrêtés au cours de l’enquête. Ils ont été libérés en attente de procès en février, mais une cour supérieure a ordonné leur ré-arrestation après que le parquet général d’Ankara a fait appel de la décision. Ils sont restés en détention jusqu’en juin, date à laquelle le tribunal de première instance les a de nouveau libérés sous contrôle judiciaire avant le verdict de jeudi.
Le Parlement a ouvert une enquête interne après la révélation des allégations et a pris des mesures disciplinaires contre les employés. Le parquet a ensuite requis des peines allant jusqu’à seize ans et demi de prison pour chaque accusé pour abus sexuels et harcèlement sexuel sur mineur.
Ce n’est pas la première affaire impliquant des allégations de comportement sexuel répréhensible contre du personnel parlementaire. En 2018, le Parlement a confirmé qu’un employé masculin avait harcelé une stagiaire de 16 ans dans le bâtiment principal et a indiqué que le travailleur avait été révoqué de la fonction publique après une enquête interne.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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