Des secouristes turcs toujours en attente de l’approbation israélienne pour entrer à Gaza : ministère de la Défense
Une équipe turque de secours en cas de catastrophe attend toujours à la frontière de Gaza l’autorisation israélienne pour entrer sur le territoire palestinien afin d’aider aux opérations de recherche et de sauvetage, a déclaré jeudi une source du ministère de la Défense.
L’équipe de 81 membres de l’agence AFAD de gestion des catastrophes s’est rendue à la frontière de Gaza il y a un peu plus d’une semaine avec des outils spécialisés de recherche et de sauvetage, notamment des dispositifs de détection de vie et des chiens de recherche entraînés.
Mais ils ont besoin de l’approbation d’Israël pour entrer à Gaza, largement réduite en ruines après deux ans de bombardements israéliens.
« L’AFAD attend toujours à la frontière. Israël n’a toujours pas délivré d’autorisation » pour que l’équipe puisse entrer, a déclaré la source.
Les relations d’Israël avec la Turquie se sont dégradées depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’opposant fermement à une présence turque dans la bande de Gaza.
Ankara espère que son rôle de garant du récent cessez-le-feu à Gaza lui donnera une certaine influence et lui permettra de participer à la mission de maintien de la paix internationale en cours de constitution.
La source ministérielle a déclaré que les efforts pour établir une force opérationnelle se poursuivaient, la Turquie étant « toujours en contact » avec ses homologues concernant sa participation, et son armée « prête » à s’impliquer si nécessaire.
« La Turquie est l’un des architectes du cessez-le-feu et a signé l’accord. Nous avons fait toutes nos préparations et nous attendons », a déclaré la source.
Plus tôt cette semaine, le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a déclaré que seuls les pays « au moins équitables » envers Israël pourraient envoyer des troupes pour sécuriser Gaza, excluant la participation de la Turquie en raison de ses « déclarations hostiles » et « mesures diplomatiques et économiques » contre Israël.
« Il n’est pas raisonnable pour nous de laisser leurs forces armées entrer dans la bande de Gaza, et nous n’accepterons pas cela », a-t-il ajouté.
© Agence France-Presse
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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