La plateforme chinoise de e-commerce Temu suspend les commandes internationales pour la Turquie
La plateforme chinoise de e-commerce Temu a suspendu les commandes internationales pour les utilisateurs en Turquie, limitant les ventes aux produits expédiés depuis des entrepôts locaux, a rapporté le quotidien Karar samedi.
Les utilisateurs turcs n’ont plus accès à l’option d’expédition internationale ou « globale » de Temu, qui permettait auparavant de commander des articles à bas coût directement depuis la Chine. La plateforme continue d’opérer en Turquie mais ne vend désormais que des articles stockés localement, un changement qui réduit à la fois la variété des produits et les avantages tarifaires liés aux expéditions internationales directes.
Cette décision fait suite à celle de la Turquie de mettre fin à un système douanier simplifié permettant aux particuliers d’importer des biens de faible valeur commandés en ligne depuis l’étranger avec un minimum de formalités. Ce changement devrait entraîner une hausse des prix finaux et ralentir les livraisons pour de nombreux petits achats.
Selon la nouvelle réglementation, les achats transfrontaliers en ligne doivent désormais passer par les procédures douanières standard plutôt que par des déclarations simplifiées. Le décret présidentiel n°10813, publié au Journal officiel le 7 janvier, supprime la disposition permettant le dédouanement des colis non commerciaux arrivant par courrier ou fret express sous régime de déclaration simplifiée. Ce changement entrera en vigueur le 1er février, selon le ministère du Commerce.
La décision de Temu intervient dans un contexte de surveillance accrue des opérations de commerce électronique transfrontalier en Turquie. Le 21 janvier, l’Autorité turque de la concurrence a effectué une inspection sur place dans les bureaux turcs de Temu. Selon l’agence de presse publique Anadolu, l’autorité a précisé qu’il s’agissait d’un examen préliminaire de routine et non du lancement d’une enquête formelle.
L’Autorité de la concurrence a déclaré que cette procédure ne devait pas être interprétée comme une enquête formelle et que l’examen restait préliminaire.
Des versions contradictoires ont émergé quant à la saisie éventuelle de matériel numérique lors de l’inspection. L’Autorité de la concurrence a nié avoir confisqué des ordinateurs ou autre équipement numérique, tandis qu’un porte-parole de Temu a déclaré à Reuters que des ordinateurs portables et fixes avaient été saisis, affirmant que l’entreprise coopérerait pleinement avec les autorités turques.
Les observateurs du secteur estiment que la combinaison de coûts d’importation plus élevés et d’un contrôle plus strict pourrait inciter d’autres plateformes internationales à reconsidérer les livraisons directes aux consommateurs en Turquie.




