La Turquie bat les États-Unis 3-2 grâce à un but in extremis
Les points importants
- Victoire turque in extremis : Kaan Ayhan offre la victoire à la Turquie dans le temps additionnel (3-2).
- Match sans enjeu : Les États-Unis, déjà qualifiés, ont aligné une équipe remaniée ; la Turquie était déjà éliminée.
- Ambiance électrique : Malgré les enjeux réduits, le stade était en ébullition, avec un retour remarqué de Christian Pulisic.
La Turquie a battu les États-Unis 3-2 grâce à un but de Kaan Ayhan dans le temps additionnel jeudi, mettant fin au sans-faute des co-organisateurs de la Coupe du monde lors d’un match sans grand enjeu pour les deux équipes.
Les États-Unis avaient déjà assuré la première place du Groupe D et affronteront la Bosnie-Herzégovine au deuxième tour mercredi prochain, tandis que la Turquie était déjà éliminée après ses défaites contre l’Australie et le Paraguay.
Malgré les faibles enjeux et des compositions largement remaniées des deux côtés, le stade SoFi, bondé, était en ébullition.
Pour la troisième rencontre consécutive, les États-Unis ont pris un départ de rêve. L’un des neuf changements, le défenseur central remplaçant Auston Trusty, démarqué au second poteau sur un corner américain, a eu le temps de contrôler le ballon du pied gauche avant de le fusiller.
C’était le premier but international du joueur du Celtic et, en à peine trois minutes, le deuxième plus rapide de l’histoire des États-Unis en Coupe du monde.
Mais la Turquie n’a pas abdiqué. Après 62 tentatives sans but lors de ses deux premiers matches, la 63e a été la bonne pour les Turcs et leur star Arda Güler.
L’attaquant du Real Madrid a mystifié Mark McKenzie d’une feinte astucieuse, laissant le ballon filer sur le côté droit vers Barış Alper Yılmaz.
Yılmaz a centré pour Güler, qui a fusillé Matt Turner pour égaliser à la 10e minute.
Avec Brad Pitt et Edward Norton dans la foule hollywoodienne, le match a failli tourner au combat de rue, le banc turc envahissant le terrain pour protester contre une faute du combatif Sebastian Berhalter, qui a écopé d’un carton jaune.
Les Américains pensaient avoir repris l’avantage, Mark McKenzie étant le deuxième défenseur central américain à mettre le ballon au fond. Mais sa réaction vive après un tir arrêté de Ricardo Pepi a été annulée pour hors-jeu.
À la 31e minute, les États-Unis se sont retrouvés menés pour la première fois de cette Coupe du monde.
Güler a vu la course en profondeur d’Eren Elmalı, lui adressant le ballon pour le latéral qui a remis en retrait depuis la ligne de fond gauche vers Yılmaz, lequel a ajusté le gardien.
Retour de « Captain America »
La pause a été le tonique parfait pour les États-Unis. À la 49e minute, ils étaient de retour à égalité sur une longue touche de McKenzie.
Le ballon a été dégagé par la Turquie mais seulement jusqu’à Berhalter, qui a bien fait de frapper en force au ras du poteau.
La foule a rugi à nouveau juste avant l’heure de jeu, alors que Pochettino faisait entrer Christian Pulisic, sans doute la plus grande star du football américain, qui portera une grande partie des espoirs des hôtes d’aller loin dans la phase à élimination directe.
Surnommé « Captain America », Pulisic a eu droit à ses propres chants « USA », lui qui n’avait pas joué depuis avoir aggravé une blessure en première mi-temps du match d’ouverture contre le Paraguay il y a deux semaines.
Pulisic s’est immédiatement montré vif, voyant deux tentatives repoussées à bout portant après des courses fulgurantes depuis la gauche. Il a eu moins de chance sur un ballon qui a dévié sur son tibia pour heurter le poteau.
La Turquie a recommencé à frapper à la porte. Une tentative de Yıldız a effleuré le poteau à la 72e minute.
Et dans le temps additionnel, Ayhan a gâché la fête américaine, propulsant le ballon au fond des filets à bout portant.
La Turquie exultait, tandis que les joueurs américains se rassemblaient en cercle après le coup de sifflet final, apparemment déterminés à ne pas laisser ce coup de massue gâcher une campagne qui avait pourtant débuté sur les chapeaux de roues.
© Agence France-Presse




