La Turquie rejoint 15 pays pour protéger la flottille d’aide à Gaza
La Turquie et 15 autres pays ont publié mardi une déclaration commune exprimant leur inquiétude pour la sécurité de la flottille civile Global Sumud en route vers l’enclave palestinienne de Gaza.
Les ministres des Affaires étrangères du Bangladesh, du Brésil, de Colombie, d’Indonésie, d’Irlande, de Libye, de Malaisie, des Maldives, du Mexique, du Pakistan, du Qatar, d’Oman, de Slovénie, d’Afrique du Sud, d’Espagne et de Turquie ont déclaré que la mission de la flottille – acheminer une aide humanitaire et alerter sur les besoins urgents de Gaza – devait être respectée.
« Nous appelons tous les acteurs à s’abstenir de tout acte illégal ou violent contre la flottille, à respecter le droit international et le droit humanitaire international », ont affirmé les ministres dans leur déclaration.
La flottille, transportant de l’aide et des militants pro-palestiniens, a quitté la Tunisie lundi après de multiples reports. Elle compte plus de 50 navires avec des milliers de participants venant de 44 pays.
Les gouvernements signataires ont également averti que toute attaque contre les navires dans les eaux internationales ou détention illégale de participants constituerait une violation du droit international et des droits humains, entraînant « des conséquences ».
Les organisateurs affirment vouloir livrer des secours à Gaza et faire pression pour mettre fin à la guerre menée par Israël contre l’enclave.
Israël impose un blocus sur Gaza depuis 2007, invoquant des raisons de sécurité. Les précédentes tentatives de flottilles, dont l’incident meurtrier du Mavi Marmara en 2010, ont provoqué des controverses internationales.
En juin et juillet derniers, Israël avait déjà bloqué deux tentatives d’approche maritime vers Gaza.
Le départ de la flottille Global Sumud vers Gaza, frappée par la famine, avait été reporté à plusieurs reprises pour des raisons de sécurité, de préparation des bateaux et de conditions météorologiques.
Un autre groupe de navires a quitté la Corse vendredi dernier pour rejoindre la Freedom Flotilla Coalition, qui doit appareiller d’Italie fin septembre.
Parallèlement, une enquête de l’ONU accuse Israël de commettre un « génocide » dans les territoires palestiniens, incriminant directement le Premier ministre Benjamin Netanyahu et d’autres hauts responsables.
Selon les autorités sanitaires de Gaza, les forces israéliennes ont tué plus de 64 000 Palestiniens depuis le 7 octobre 2023, date à laquelle le Hamas a mené une attaque faisant 1 206 morts en Israël et environ 250 otages.



