La Turquie signe un accord de coopération nucléaire avec les États-Unis lors de la rencontre Erdoğan-Trump
La Turquie a signé un protocole d’accord de coopération nucléaire civile avec les États-Unis lors de la visite du président Recep Tayyip Erdoğan à la Maison Blanche jeudi, a rapporté l’agence de presse Anka.
Le ministre de l’Énergie Alparslan Bayraktar a annoncé cet accord sur X, qualifiant cette étape d’ouverture d’une « nouvelle phase » dans les relations bilatérales et de renforcement de la coopération nucléaire suite aux discussions entre Erdoğan et le président américain Donald Trump.
Cumhurbaşkanımız Sayın @RTErdogan ile Amerika Birleşik Devletleri Başkanı Sayın Donald Trump’ın Beyaz Saray’da gerçekleştirdiği görüşmeye katılım sağladık.
Türkiye ile Amerika Birleşik Devletleri arasındaki köklü ve çok boyutlu ortaklığı nükleer enerji alanında daha da… pic.twitter.com/ci7InzI4GZ
— Alparslan Bayraktar (@aBayraktar1) September 25, 2025
Les détails du protocole n’ont pas été divulgués. Des responsables turcs avaient précédemment indiqué qu’Ankara et Washington évoquaient une collaboration sur les centrales nucléaires de grande capacité ainsi que sur les petits réacteurs modulaires (SMR). En 2024, Yusuf Ceylan, haut fonctionnaire du ministère de l’Énergie, avait déclaré à Reuters que Washington manifestait un vif intérêt pour les projets turcs d’expansion nucléaire.
Justin Friedman, conseiller principal au Département d’État américain, a récemment estimé que la Turquie pourrait acquérir jusqu’à 35 SMR, soulignant l’ambition d’Ankara d’atteindre 20 gigawatts de capacité nucléaire d’ici 2050.
La stratégie énergétique turque
Cet accord intervient alors que la Turquie cherche à diversifier ses sources d’énergie, réduire sa dépendance au gaz naturel importé et répondre à une demande croissante en électricité.
Son premier projet nucléaire, la centrale d’Akkuyu, un investissement de plus de 20 milliards de dollars dans la province méridionale de Mersin, est construit par le groupe public russe Rosatom. Cette installation à quatre réacteurs (4 800 mégawatts au total) devrait voir sa première unité entrer en service en 2026 après des retards.
La Turquie explore également des projets à Sinop (mer Noire) et en Thrace, avec des partenaires comme le Japon, la Corée du Sud, la Chine et les États-Unis. Au-delà des grandes centrales, Ankara s’intéresse de plus en plus aux SMR (environ 100 mégawatts chacun), développés par des entreprises américaines telles que NuScale Power et TerraPower.
Le pays exploite actuellement environ 69 centrales à charbon, ayant fourni près d’un tiers de son électricité en 2024 selon le ministère. Le gouvernement s’est engagé à atteindre la neutralité carbone d’ici 2053.




