Halit Ergenç incarne le sultan ottoman Soliman Ier dans une scène de la série historique turque « Muhteşem Yüzyıl » (« Le Siècle magnifique »), l'une des séries turques les plus exportées. (Photo : Tims Productions)
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La Turquie versera jusqu’à 100 000 $ par épisode aux producteurs de séries pour renforcer son rayonnement mondial

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Par Bosphorama

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La Turquie accordera un soutien financier allant jusqu’à 100 000 $ par épisode aux sociétés de production pour les séries télévisées diffusées à l’étranger dans le cadre d’un nouveau dispositif visant à renforcer l’influence culturelle et les revenus touristiques, a annoncé mercredi le ministre de la Culture et du Tourisme Mehmet Nuri Ersoy.

Lors d’un événement intitulé « Soutien aux séries turques contribuant à la promotion du tourisme à l’échelle mondiale » organisé au Centre culturel Atatürk d’Istanbul, Ersoy a déclaré que le gouvernement soutiendra les productions qui contribuent à la promotion de la Turquie et répondent à des critères spécifiques d’exportation et d’audience.

Ce soutien sera accordé par l’intermédiaire de la Direction générale du cinéma et de l’Agence de promotion et de développement du tourisme turc (TGA).

Le ministre a indiqué que les séries turques atteignent actuellement près d’un milliard de téléspectateurs dans quelque 170 pays, faisant de la Turquie l’un des trois premiers exportateurs mondiaux de dramas télévisés en termes de volume de ventes.

Le secteur a dépassé le milliard de dollars de revenus à l’exportation, a-t-il ajouté, qualifiant cette industrie de « locomotive » de la stratégie globale de promotion et de tourisme de la Turquie.

Dans le cadre de ce nouveau modèle, les séries diffusées dans au moins 10 pays sur trois continents et qui contribuent à la promotion de la Turquie et de la langue turque pourront bénéficier de ce soutien.

Les autorités tiendront également compte du nombre de pays où la série est vendue, du chiffre d’affaires total, des performances d’audience et de l’adéquation des marchés cibles avec les priorités touristiques de la Turquie.

Ersoy a précisé que si les épisodes durent généralement environ 120 minutes sur le marché national, ils sont montés en versions de 40 à 45 minutes pour les marchés internationaux.

Le soutien financier sera calculé sur la base du format des épisodes nationaux, ce qui signifie que pour chaque segment exporté diffusé à l’étranger, les producteurs pourraient recevoir l’équivalent d’environ 33 000 $ en livres turques.

Les séries turques sont désormais considérées comme l’un des principaux exportateurs mondiaux de contenus scénarisés, aux côtés des États-Unis et du Royaume-Uni en termes de puissance d’exportation.

Ces dramas ont gagné en popularité mondiale au cours de la dernière décennie, notamment au Moyen-Orient, en Amérique latine, en Europe de l’Est et dans certaines parties de l’Asie.

Des séries comme « Muhteşem Yüzyıl » (Le Siècle magnifique), une fiction historique centrée sur la vie et les intrigues durant le règne de Soliman le Magnifique, ont été vendues dans plus de 100 pays et ont contribué à étendre l’empreinte culturelle de la Turquie à l’étranger.

Plus récemment, des titres comme « Diriliş Ertuğrul », une réinterprétation de l’ère fondatrice de l’Empire ottoman, et « Yargı » (Secrets de famille) continuent de séduire les publics internationaux et de décrocher des accords de streaming.

Ersoy a déclaré que le gouvernement considère le « tourisme d’écran » – les voyages inspirés par les productions télévisées – comme un domaine stratégique en croissance utilisé par de nombreux pays comme une forme de soft power.

Il a cité des exemples de téléspectateurs étrangers apprenant des phrases turques, donnant à leurs enfants les noms de personnages ou visitant des lieux de tournage comme preuves de l’impact à long terme du secteur.

« Les gens veulent faire partie d’une histoire et vivre une émotion sur place », a déclaré Ersoy, affirmant que l’expansion rapide des exportations et la demande internationale nécessitent un cadre politique qui dépasse les modèles traditionnels de financement culturel.

Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.

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