L’opposition principale maintient une légère avance sur le parti au pouvoir selon la moyenne de 16 sondages en juillet
Le Parti républicain du peuple (CHP), principale formation d’opposition en Turquie, conserve son avance sur le Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir en termes d’intentions de vote en juillet, selon une moyenne de 16 enquêtes d’opinion.
Selon MDRaporlar, un compte de médias sociaux partageant des résultats de sondages, la moyenne de juillet place le CHP à 33,0%, devant l’AKP du président Recep Tayyip Erdoğan à 32,1%.
Ces chiffres proviennent d’enquêtes menées par 16 instituts de recherche, dont ADA, ALF, AREA, ASAL, BETİMAR, GENAR, GÜNDEMAR, HBS, OPTİMAR, ORC, Özdemir, Ser-Araştırma, TEAM, THEMİS, Türkiye Raporu et Yöneylem.
Le Parti démocratique des peuples (DEM), pro-kurde, reste le troisième parti avec 9,4%, tandis que le Parti d’action nationaliste (MHP), allié clé de l’AKP, obtient 7,8% – juste au-dessus du seuil électoral de 7% en Turquie.
La Turquie a abaissé son seuil national de 10% à 7% en avril 2022, une décision largement perçue comme visant à aider le MHP, allié du parti au pouvoir, qui risquait de ne pas atteindre l’ancien seuil.
Le Parti İYİ (Bon), opposition nationaliste, obtient 4,6%, suivi du Parti de la victoire (ZP), anti-réfugiés, à 4,4%. Le Parti de la nouvelle félicité (YRP), islamiste, chute à 2,8%, le Parti A à 2,0% et le Parti des travailleurs de Turquie (TİP), socialiste, à 1,6%. Les autres petits partis totalisent 2,3%.
Par rapport à juin, le CHP gagne 0,3 point, tandis que l’AKP progresse de 0,8. Le YRP et le MHP enregistrent les plus fortes baisses, reculant respectivement de 0,6 et 0,5 point, selon MDRaporlar.
Ces résultats soulignent la pression persistante pour un changement politique après la forte performance de l’opposition aux élections locales de mars 2024, lorsque le CHP a pris le contrôle d’Istanbul, Ankara et d’autres grandes villes tout en obtenant pour la première fois depuis des décennies la majorité relative au niveau national.
Bien que les prochaines élections générales soient prévues pour 2028, les spéculations sur des élections anticipées se multiplient face à la tourmente économique et à une répression massive contre les figures de l’opposition.
Cette répression s’est intensifiée après l’arrestation en mars du maire d’Istanbul Ekrem İmamoğlu, considéré comme le principal rival d’Erdoğan pour 2028. Emprisonné pour des accusations de corruption largement perçues comme politiquement motivées, les procureurs ont depuis élargi l’enquête à des dizaines d’élus municipaux proches de l’opposition.
La Turquie traverse également une crise économique prolongée marquée par une inflation élevée, une livre affaiblie et des critiques croissantes contre le régime de plus en plus autoritaire d’Erdoğan.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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