Sept partis politiques turcs demandent une session parlementaire d’urgence sur le « massacre » à Gaza
Sept partis politiques en Turquie ont demandé une session parlementaire d’urgence pour discuter de ce qu’ils qualifient de « massacre » dans l’enclave palestinienne de Gaza, ainsi que des mesures pour acheminer l’aide humanitaire aux Palestiniens, soumis aux bombardements israéliens depuis près de deux ans.
Le Parti républicain du peuple (CHP), le Parti pour l’égalité et la démocratie (DEM Parti) pro-kurde, le groupe parlementaire Nouvelle Voie – qui regroupe plusieurs petits partis d’opposition –, le Parti islamiste de la nouvelle prospérité (YRP), le Parti des travailleurs de Turquie (TİP), le Parti du travail (EMEP) et le Parti démocrate ont conjointement demandé que le parlement, actuellement en vacances estivales, se réunisse le 29 août à 14h00.
Murat Emir, vice-président du groupe parlementaire du CHP, a déclaré dans un post sur X ce mercredi que les partis s’étaient accordés pour « discuter des mesures nécessaires afin de stopper le massacre inhumain à Gaza et d’acheminer l’aide humanitaire ».
Le Parlement turc est en vacances depuis le 21 juillet et doit reprendre ses travaux le 1er octobre. Cette session extraordinaire interromprait cette pause. Selon le règlement parlementaire, une session extraordinaire peut être convoquée si au moins un cinquième des députés de l’Assemblée de 600 sièges en font la demande écrite, laquelle doit ensuite être approuvée par le président du parlement.
Israël a lancé son offensive suite à l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, qui a fait 1 206 morts et conduit à la prise d’environ 250 otages.
Le ministère de la Santé de Gaza affirme que plus de 62 000 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes depuis le début du conflit.
La Turquie est depuis longtemps l’un des plus virulents critiques d’Israël dans le monde musulman. Le président Recep Tayyip Erdoğan a accusé Israël de commettre un « génocide » à Gaza et comparé son gouvernement à l’Allemagne nazie. Ankara a également annoncé un embargo commercial en mai 2024 et envoyé de l’aide humanitaire à Gaza, tout en faisant face à des critiques internes pour avoir maintenu, selon ses détracteurs, certains liens commerciaux avec Israël.
L’appel des sept partis intervient alors que la crise humanitaire s’aggrave à Gaza, où une famine a été déclarée pour la première fois dans certaines zones de l’enclave, Israël n’autorisant qu’une aide humanitaire limitée.
Le 22 août, le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), un organisme international chargé d’évaluer les crises alimentaires, a déclaré l’état de famine dans certaines parties du gouvernorat de Gaza, qui inclut la ville de Gaza. L’IPC définit la famine comme une situation où au moins un ménage sur cinq souffre de pénuries alimentaires extrêmes, entraînant des niveaux critiques de malnutrition et des décès.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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