Turkey urges EU to include it in ‘Made in Europe’ plan
Les points importants
- Demande d’inclusion : Le ministre turc Ömer Bolat presse l’UE d’intégrer la Turquie dans le plan « Made in Europe », avertissant que l’exclusion nuirait à la production et à l’emploi des deux côtés.
- Divergences européennes : La France s’oppose à l’inclusion de partenaires extérieurs tandis que l’Allemagne et d’autres États membres soutiennent une participation plus large.
- Liens économiques solides : Les échanges annuels Turquie-UE atteignent 205 milliards d’euros, avec un secteur automobile clé ; une exclusion risquerait de perturber l’union douanière vieille de 30 ans.
Le ministre turc du Commerce, Ömer Bolat, a exhorté mercredi l’Union européenne à inclure la Turquie dans son plan industriel « Made in Europe », avertissant que l’exclusion du pays nuirait à la production, à l’emploi et aux échanges des deux côtés.
La Commission européenne, le bras exécutif de l’UE, a dévoilé en mars une proposition exigeant que les entreprises dans des secteurs comme la construction automobile et l’énergie propre utilisent des produits européens pour bénéficier de financements publics.
« La Turquie doit être acceptée dès le départ comme un partenaire égal dans le cadre du concept “Made with Europe” », a déclaré Bolat à l’Agence France‑Presse à Bruxelles, où il a rencontré des décideurs de l’UE pour défendre la position turque.
Bolat a fait valoir que cette politique devrait protéger les intérêts des deux parties en matière de production, d’investissement, d’emploi et d’exportations.
Bugünkü Brüksel temaslarımız dahilinde, Avrupa Komisyonunun Temiz, Adil ve Rekabetçi Geçişten Sorumlu Kıdemli Başkan Yardımcısı Sayın Teresa Ribera ile verimli bir görüşme gerçekleştirdik.
Görüşmemizde, Türkiye-AB ekonomik ve ticari ilişkilerini, AB’nin rekabetçilik ve ekonomik… pic.twitter.com/pcaHMf0rXe
— Prof. Dr. Ömer Bolat (@omerbolatTR) 14 octobre 2026
L’UE débat actuellement des partenaires commerciaux pouvant bénéficier du plan, le projet de la commission prévoyant déjà que les produits issus de l’union douanière et des partenaires de libre‑échange soient considérés comme des biens d’origine européenne pour certaines exigences de marchés publics.
La France souhaite que les financements publics favorisent les industries basées dans l’UE, comme les fabricants de technologies vertes, une position qui l’oppose à l’Allemagne et à plusieurs autres États membres.
La Turquie, candidate à l’adhésion à l’UE, possède une union douanière avec l’UE depuis un accord conclu en 1995.
Les échanges annuels de marchandises entre la Turquie et l’UE s’élèvent à 205 milliards d’euros (230 milliards de dollars), le secteur automobile représentant 55 milliards d’euros, selon Bolat.
Le ministre a souligné les activités des constructeurs automobiles européens en Turquie comme preuve des liens entre les deux économies.
Les entreprises européennes représentent près de 75 % de la production turque de véhicules et fabriquent des voitures dans le pays depuis 1971, a‑t‑il indiqué.
Les constructeurs automobiles européens présents en Turquie, ainsi que ceux exportant des véhicules vers le marché turc, emploient près de 250 000 personnes en Europe, selon Bolat.
Exclure la Turquie pourrait perturber l’union douanière vieille de 30 ans et les chaînes d’approvisionnement reliant les fabricants des deux côtés, a‑t‑il averti.
Bolat a également évoqué les règles de marchés publics adoptées cette année par la Turquie, arguant qu’elles offriraient aux entreprises européennes un accès égal aux contrats publics turcs.
Ces changements signifient que « les fournisseurs européens et turcs peuvent — et pourront — participer aux appels d’offres publics dans les mêmes conditions égales », a‑t‑il déclaré à l’AFP.
© Agence France‑Presse
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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