Turquie : 24 arrestations pour des liens présumés avec le mouvement Gülen
Les autorités turques ont arrêté 24 personnes et placé 26 autres sous contrôle judiciaire pour des liens présumés avec le mouvement Gülen, d’inspiration religieuse, a rapporté le Stockholm Center for Freedom, citant des médias turcs.
Les enquêteurs affirment que les personnes visées participaient à la « reconstruction » du réseau Gülen au sein du ministère de l’Éducation. Les procureurs soutiennent que les suspects maintenaient des contacts via des réunions organisationnelles et des événements caritatifs tout en recrutant de nouveaux membres.
Le président turc Recep Tayyip Erdoğan cible les sympathisants du mouvement Gülen, inspiré par le prédicateur musulman Fehullah Gülen, depuis que des enquêtes pour corruption en 2013 ont impliqué l’ancien Premier ministre Erdoğan ainsi que certains membres de sa famille et son cercle proche.
Qualifiant ces enquêtes de « coup d’État » güleniste et de complot contre son gouvernement, Erdoğan a commencé à persécuter les membres du mouvement. Il l’a désigné comme une « organisation terroriste » en mai 2016 avant d’intensifier la répression suite à une tentative de putsch avortée en juillet de la même année – qu’il attribue à Gülen. Le mouvement dément fermement toute implication dans cette tentative de coup d’État ou toute activité terroriste.
Les suspects figuraient parmi 51 interpellés lors d’une opération du 15 juillet menée dans 15 provinces. Les procureurs avaient émis des mandats d’arrêt contre 63 personnes, mais les forces de l’ordre ont établi que cinq d’entre elles avaient fui le pays.
Outre les milliers d’emprisonnements, de nombreux sympathisants du mouvement Gülen ont dû quitter la Turquie pour échapper à la répression gouvernementale.
Selon les derniers chiffres du ministère de la Justice, plus de 126 000 personnes ont été condamnées pour liens présumés avec le mouvement depuis 2016, dont 11 085 toujours incarcérées. Des procédures judiciaires sont en cours contre 24 000 individus, tandis que 58 000 autres font l’objet d’enquêtes actives près de dix ans après les faits.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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