Un commandant kurde syrien affirme que ses forces ne représentent aucune menace pour la Turquie
Mazloum Abdi, commandant des Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes, a déclaré que ses combattants ne représentent aucune menace pour la Turquie ni pour l’État syrien.
Abdi s’exprimait lors d’une réunion régionale dans la région du Kurdistan en Irak, où il a affirmé que son groupe opérait sous l’autorité de l’État syrien et soutenait un accord visant à intégrer toutes les structures militaires et sécuritaires au sein des institutions nationales.
Il a demandé à la Turquie de ne pas considérer cette force kurde comme un danger et a souligné que son intégration aux structures étatiques syriennes renforcerait la stabilité le long de la frontière.
La Turquie considère les groupes kurdes syriens formant le noyau des FDS comme liés au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qualifié d' »organisation terroriste » par Ankara et ses alliés occidentaux.
Ces déclarations interviennent quelques heures avant de nouveaux affrontements dans l’est de Raqqa, où le gouvernement syrien et les FDS s’accusent mutuellement d’avoir ouvert le feu le long de la ligne de front.
Le ministère syrien de la Défense a annoncé la mort de deux soldats gouvernementaux lors d’une attaque des FDS près de Maadan, ces dernières ayant brièvement pris le contrôle de plusieurs positions.
Les troupes gouvernementales auraient ensuite repoussé les combattants kurdes et repris leurs positions.
Les FDS affirment que ces affrontements font suite à une série d’attaques de drones menées par l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) depuis des zones tenues par des factions alignées sur le gouvernement de transition syrien.
Le groupe dit avoir abattu deux drones et saisi du matériel prouvant, selon lui, la présence de militants étrangers de l’EIIL opérant depuis des positions gouvernementales.
Damas nie toute implication dans les activités de l’EIIL et accuse les FDS d’avoir lancé une attaque non provoquée contre ses soldats.
Les négociations entre les FDS et le gouvernement de transition syrien sur l’intégration des combattants kurdes dans l’armée syrienne ont ralenti depuis l’accord politique conclu en mars.
Les FDS souhaitent intégrer l’armée nationale en tant que commandement unifié, tandis que les autorités syriennes préfèrent absorber les combattants individuellement dans les unités régulières.




