Un physicien turc porté disparu après avoir signalé des irrégularités dans un laboratoire gouvernemental américain
Un physicien turc a disparu aux États-Unis après avoir signalé des irrégularités au Fermilab, le laboratoire américain de physique des particules et d’accélérateurs géré par le Département de l’Énergie, ont rapporté des médias turcs ce week-end.
Le Dr Furkan Dölek, spécialiste de la matière noire et de la physique des hautes énergies ayant précédemment travaillé au CERN et à Virginia Tech, n’a plus donné signe de vie depuis la semaine dernière, date à laquelle il aurait été interpellé près de la frontière canadienne. Sa famille, établie à Adana dans le sud de la Turquie, affirme ne plus avoir de contact avec lui depuis quatre jours et craint pour sa sécurité.
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Dr. Furkan Dölek, the Turkish physicist who reported irregularities at Fermilab in Chicago, was captured and disappeared after sharing the information on social media. He has been missing for 4 days! @POTUS @VP @SecBlinken @StateDept @DeptofEnergy @FBI @UN… pic.twitter.com/r1LxGBKCBl— America party voters (@APvoters) August 31, 2025
Dölek avait obtenu son doctorat en Suisse grâce à une bourse avant de rejoindre Virginia Tech en 2023, puis le CERN et le Fermilab. Selon Türkiye Today, il avait tiré la sonnette d’alarme sur des violations de sécurité et des lacures dans les procédures du laboratoire américain, déposant des plaintes officielles auprès du Département de l’Énergie. Ses proches affirment qu’il a subi des représailles, incluant harcèlement, licenciement et annulation de son visa.
Le physicien avait entamé une marche solitaire vers le Canada pour médiatiser son combat, documentant son périple sur les réseaux sociaux. Son dernier message public, publié sur LinkedIn il y a quatre jours, indiquait qu’il avait atteint Akwesasne, territoire mohawk bordant le fleuve Saint-Laurent, après une marche depuis Massena. « Je suis épuisé, mes jambes me brûlent et j’ai des ampoules aux pieds… mais je suis reconnaissant d’être arrivé jusque-là », écrivait-il.
Sa famille révèle que son téléphone et son ordinateur ont été saisis lors de son interpellation présumée, et qu’ils ont dû vendre leur maison à Adana pour financer son combat juridique aux États-Unis. Ils redoutent qu’en vertu des nouvelles lois sur l’immigration, il ne soit transféré vers un centre de rétention au Salvador.
Dans une récente publication LinkedIn, Dölek dénonçait des « chercheurs exploités [contraints] de travailler dans des conditions dangereuses », tandis que « les plus vulnérables [étaient] laissés sans protection » et que les dysfonctionnements étaient étouffés. Il ajoutait que « fraude et représailles » attendaient quiconque oserait briser l’omerta. Selon lui, après avoir signalé ces problèmes via les canaux officiels de lanceur d’alerte, il n’a obtenu ni protection, mais plutôt « de fausses accusations, un licenciement et un silence institutionnel total ».
Les autorités américaines ne se sont pas encore exprimées sur son cas, tandis que ses parents continuent d’appeler à une aide urgente pour le localiser.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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