204 travailleurs tués dans des accidents du travail en Turquie en juillet : rapport
Un total de 204 personnes sont mortes dans des accidents du travail en Turquie au mois de juillet, a rapporté le Stockholm Center for Freedom, citant un rapport mensuel préparé par l’Observatoire de la santé et de la sécurité au travail (İSİG).
Neuf mineurs et neuf femmes figuraient parmi les victimes.
Le secteur de la construction arrive en tête avec 23 % des décès. L’agriculture et les transports suivent, représentant respectivement 16 % et 13 % des accidents mortels.
Les accidents de la route constituent la première cause de mortalité (20 % des cas), devant les chutes de hauteur (17 %) et les écrasements (15 %).
Le laxisme en matière de sécurité au travail est un problème structurel en Turquie depuis des décennies, où les accidents professionnels surviennent presque quotidiennement.
L’İSİG a signalé près de 2 000 décès liés au travail depuis début 2024.
Selon l’ONG, plus de 30 000 accidents du travail ont été recensés depuis l’arrivée au pouvoir du Parti de la justice et du développement (AKP) en novembre 2002.
Murat Çakır, coordinateur général de l’İSİG, avait déclaré que ce bilan dramatique découlait directement des politiques de l’AKP, qui chercherait selon lui à faire de la Turquie un réservoir de main-d’œuvre bon marché pour l’Europe.
D’après Çakır, les travailleurs se sentent contraints d’accepter des conditions dangereuses par crainte de ne pouvoir subvenir aux besoins de leur famille.
L’İSİG documente les accidents mortels depuis 2011. L’organisation recense les décès liés au manque de sécurité et milite pour un renforcement des normes.
Un rapport annuel de la Confédération syndicale internationale (CSI) sur les droits des travailleurs classe la Turquie parmi les 10 pires pays au monde pour les ouvriers. La CSI, basée à Bruxelles, estime que les libertés syndicales se sont encore dégradées depuis la répression des manifestations en 2025.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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