Ankara dit qu’aucune demande américaine de plan de désescalade entre la Turquie, Israël et la Syrie n’a été reçue
Les points importants
- Pas de demande officielle : Le ministère turc de la Défense affirme que Washington n'a soumis aucune demande formelle de mécanisme de désescalade.
- Appel à la fin des frappes : Ankara appelle Israël à cesser ses attaques en Syrie et examinera toute requête américaine si elle arrive.
- Frappe sur une base syrienne : Israël a visé la base d'Abu Duhur, mais la Turquie dément toute présence de délégation militaire turque avant ou pendant l'attaque.
Le ministère turc de la Défense a indiqué jeudi que Washington n’avait formulé aucune demande officielle concernant un mécanisme de désescalade proposé entre la Turquie, Israël et la Syrie.
Le ministère a précisé qu’il examinerait la question avec d’autres organes gouvernementaux turcs si une demande parvenait, et a appelé Israël à cesser ses attaques contre la Syrie.
« Nous suivons de près les déclarations et les rapports concernant les efforts américains pour établir un mécanisme de désescalade qui inclurait la Syrie », ont déclaré des sources ministérielles aux journalistes après le point de presse hebdomadaire du ministère.
Un mécanisme de désescalade est un canal par lequel les États partagent des informations militaires pour éviter des malentendus et des affrontements involontaires.
L’envoyé spécial américain pour la Syrie, Tom Barrack, avait annoncé les travaux sur ce mécanisme après qu’Israël a frappé la base aérienne d’Abu Duhur, dans le nord-ouest de la Syrie, le 18 août.
Barrack a déclaré que la Turquie n’avait reçu aucun avertissement préalable de cette frappe et aurait pu préparer une riposte militaire après avoir détecté des avions israéliens se dirigeant vers sa frontière.
« Heureusement, des esprits calmes ont permis d’éviter que la situation ne se détériore davantage », a-t-il ajouté.
Huit frappes israéliennes ont touché la piste et les sites de stockage de la base, causant des dégâts mais aucune perte humaine.
Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué que cette frappe visait à empêcher la Syrie de permettre le déploiement de troupes turques sur la base, ce qu’Israël considérait comme une violation des arrangements sécuritaires.
Des responsables syriens ont déclaré qu’une délégation turque avait visité la base la veille de l’attaque pour inspecter les travaux de réparation, a rapporté l’Associated Press dans un article.
Le ministère turc a indiqué la semaine dernière qu’aucune délégation militaire turque ne se trouvait sur la base avant ou pendant la frappe.
Il a également précisé jeudi que les Forces armées turques continueraient d’aider l’armée syrienne à renforcer ses capacités, conformément à un accord de coopération militaire entre Ankara et Damas.
La Turquie est devenue l’un des principaux soutiens du gouvernement du président syrien Ahmed al-Sharaa depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024.
Le ministère a également qualifié les actions d’Israël à Gaza, au Liban et en Syrie de « plus grand obstacle » à une paix durable au Moyen-Orient et a exhorté les autres gouvernements à prendre des mesures contre Israël.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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