Au moins 1 359 travailleurs morts dans des accidents du travail durant les huit premiers mois de 2025 : rapport
La Turquie a enregistré au moins 1 359 décès liés au travail durant les huit premiers mois de l’année, selon le Stockholm Center for Freedom, citant un rapport mensuel préparé par l’Observatoire de la santé et de la sécurité au travail (İSİG).
Selon l’İSİG, 192 personnes sont mortes dans des accidents du travail en août, après 206 en juillet, 164 en juin, 178 en mai, 156 en avril, 159 en mars, 124 en février et 180 en janvier.
Les normes laxistes en matière de sécurité au travail constituent un problème majeur depuis des décennies en Turquie, où les accidents professionnels sont quasi quotidiens.
L’İSİG avait signalé près de 2 000 décès liés au travail en 2024.
Selon l’İSİG, plus de 30 000 accidents du travail ont été recensés depuis l’arrivée au pouvoir du Parti de la justice et du développement (AKP) en novembre 2002.
Murat Çakır, coordinateur général de l’İSİG, avait précédemment déclaré que le nombre élevé de morts s’expliquait par les politiques de l’AKP, qui viseraient selon lui à faire de la Turquie une réserve de main-d’œuvre bon marché pour l’Europe.
D’après Çakır, les travailleurs se sentent obligés d’accepter des conditions dangereuses, par crainte de ne pouvoir subvenir aux besoins de leur famille.
L’İSİG documente les décès professionnels depuis 2011. L’organisation recense les victimes du manque de sécurité et milite pour un renforcement des mesures de protection.
Un rapport annuel de la Confédération syndicale internationale (CSI) sur les droits des travailleurs classe la Turquie parmi les 10 pires pays au monde pour les ouvriers. Selon la CSI, basée à Bruxelles, les libertés syndicales se sont encore dégradées après la répression des manifestations en 2025.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
Et vous, qu'en pensez-vous ?



