Aziz Yıldırım, président de Fenerbahçe
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Aziz Yıldırım, homme d’affaires, retrouve la présidence de Fenerbahçe après 8 ans d’absence

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Par Bosphorama

Publié le

Aziz Yıldırım, homme d’affaires et ancien président le plus durable de Fenerbahçe, a été réélu à la tête d’un des plus grands clubs sportifs turcs après huit ans d’absence, a rapporté l’agence de presse Anka ce dimanche.

Yıldırım, 73 ans, a largement devancé l’homme d’affaires Hakan Safi lors d’une assemblée générale extraordinaire tenue ce dimanche, troisième scrutin pour la direction du club en trois ans. Sur 27 387 bulletins dépouillés, 27 172 ont été jugés valides. Yıldırım a recueilli 17 245 voix contre 9 927 pour Safi.

Le vainqueur exercera un mandat d’un an, les statuts du club imposant l’organisation de la prochaine élection ordinaire en mai ou juin 2027.

« Nous ne nous fâcherons pas. Nous nous serrerons les coudes, car Fenerbahçe a besoin d’unité et de solidarité », a déclaré Yıldırım après l’annonce des résultats. « La division est une erreur. »

Ce retour marque son retour à la présidence après huit ans. Il avait précédemment dirigé Fenerbahçe pendant deux décennies (1998-2018), devenant ainsi le président ayant exercé le plus longtemps dans l’histoire du club.

Sous sa présidence, Fenerbahçe a remporté six titres de Süper Lig, atteint les quarts de finale de la Ligue des champions et les demi-finales de la Ligue Europa, tout en modernisant son stade et son centre d’entraînement.

Ses six titres nationaux ont été glanés lors des saisons 2000-2001, 2003-2004, 2004-2005, 2006-2007, 2010-2011 et 2013-2014. Le club n’a plus remporté le championnat depuis 2014, une disette qui alimente la grogne des supporters.

Durant sa campagne, Yıldırım a promis de confier les opérations footballistiques à l’ancien joueur Oğuz Çetin, de recruter deux attaquants de renom et d’augmenter la capacité du stade à 64 000 places.

Il a également présenté un plan financier de 300 millions de dollars et annoncé son intention de résilier l’accord de restructuration de la dette du club avec un consortium de banques turques.

Le président sortant, Sadettin Saran, ne se représentait pas.

Fenerbahçe avait déjà organisé une élection extraordinaire en septembre 2025, lorsque Saran avait battu Koç. Il avait ensuite convoqué un nouveau scrutin avant d’annoncer son retrait.

Fin 2024, Saran avait indiqué qu’un congrès serait organisé en fin de saison après avoir été visé par une enquête pour stupéfiants, affirmant vouloir éviter que des poursuites le concernant n’éclaboussent le club.

La semaine dernière, il a été condamné à deux ans et demi de prison dans une affaire distincte pour incitation aux paris illégaux. Le jugement est susceptible d’appel.

Le nom de Yıldırım reste associé au scandale des matchs truqués de 2011, l’un des épisodes judiciaires et sportifs les plus controversés du football turc.

L’enquête, ouverte en juillet 2011, portait sur des soupçons de trucages et de primes illicites lors de plusieurs matchs de Süper Lig et de Bank Asya 1.Lig (D2) durant la saison 2010-2011. Yıldırım et d’autres figures du football turc avaient été placés en détention provisoire pendant près d’un an.

En juillet 2012, un tribunal d’exception l’avait condamné à six ans et trois mois de prison pour trucage de matchs et direction d’une organisation criminelle. La Cour de cassation avait confirmé ce verdict en 2014.

Yıldırım et Fenerbahçe ont toujours nié les accusations, évoquant un complot. Après la suppression des tribunaux d’exception, Yıldırım a demandé un nouveau procès.

Un tribunal stambouliote l’avait acquitté avec 35 autres prévenus en 2015, mais la Cour de cassation avait annulé ces acquittements en janvier 2020 pour vice de procédure.

Le procès a été rejugé, aboutissant en novembre 2020 à l’acquittement de Yıldırım et des autres accusés.

La Fédération turque de football n’a pas sanctionné Fenerbahçe en tant que club, bien que l’affaire ait alimenté un contentieux avec Trabzonspor, qui revendique toujours le titre de champion 2010-2011.

Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.

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