Des membres du Parti des travailleurs brièvement interpellés pour des slogans lors d’un rassemblement de l’opposition à Istanbul
Dix membres et dirigeants du Parti des travailleurs de Turquie (TİP), dont la conseillère du parti Arzum Yalçın, ont été libérés après une brève interpellation suite à des slogans scandés lors d’un meeting du Parti républicain du peuple (CHP) dans le district de Bakırköy à Istanbul, selon des responsables du parti et des médias locaux.
Les interpellations ont eu lieu tôt vendredi matin après des perquisitions simultanées au domicile des suspects. Ils ont été placés en garde à vue pour « insulte au président », une accusation relevant de l’article 299 du code pénal turc et passible de quatre ans de prison. Ces poursuites font suite à des slogans scandés lors du rassemblement du CHP mercredi.
Ce meeting s’inscrivait dans la campagne « Protéger la volonté nationale » du CHP, lancée en réponse à ce que le parti qualifie de répression politique ciblant les leaders de l’opposition et les responsables municipaux. Le maire d’Istanbul Ekrem İmamoğlu, considéré comme le principal rival du président Recep Tayyip Erdoğan, avait été interpellé le 19 mars puis arrêté le 23 mars pour corruption – des charges que les critiques jugent motivées politiquement.
Le TİP a publié un communiqué sur son compte X condamnant ces interpellations, accusant les autorités de « fabriquer des crimes pour punir l’opposition » et jurant de ne pas céder à la répression.
Les interpellés ont été libérés par un tribunal vendredi après leur audition.
Le président du CHP Özgür Özel a réagi sur les réseaux sociaux : « Nos camarades du TİP qui ont fait front commun avec nous à Bakırköy sont libres. Ceux qui tentent de briser notre solidarité par des raids nocturnes échoueront. Nous vaincrons par l’union. »
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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