Deux journalistes turcs détenus avant le sommet de l’OTAN à Ankara
Les points importants
- Arrestations préventives : Deux journalistes, Kayhan Ayhan et Hazar Dost, ont été détenus à İstanbul la veille du sommet de l’OTAN.Accusations contestées : Ayhan est accusé de « diffusion de fausses informations » et Dost de participation à une manifestation de 2018.Répression croissante : Ces détentions s’inscrivent dans une vague d’arrestations de journalistes et d’activistes critiquée par les défenseurs des droits.
Les autorités turques ont arrêté deux journalistes avant l’ouverture du sommet de l’OTAN à Ankara mardi, ont indiqué leurs médias et une organisation de défense des droits.
Ces arrestations surviennent alors que le président Recep Tayyip Erdoğan s’apprête à accueillir les dirigeants des 32 États membres de l’OTAN au sommet des 7 et 8 juillet, organisé sous de strictes mesures de sécurité et dans un contexte de critiques croissantes sur les restrictions d’accès aux médias et aux manifestations publiques.
Le site d’actualités de l’opposition BirGün a déclaré que son reporter Kayhan Ayhan avait été arrêté à son domicile à İstanbul dans la nuit de lundi pour des accusations de « diffusion de fausses informations ». Ayhan couvrait le procès du maire emprisonné d’İstanbul, Ekrem İmamoğlu, principal rival politique d’Erdoğan.
Ayhan devait comparaître devant le tribunal mardi.
L’Association d’études sur les médias et le droit (MLSA) a déclaré que le journaliste Hazar Dost avait également été arrêté à İstanbul alors qu’il faisait ses courses, pour des chefs d’accusation liés à sa participation à une manifestation en 2018.
MLSA a précisé que Dost avait précédemment été acquitté dans cette affaire, mais que les procureurs avaient fait appel du jugement. Il devait également être conduit au tribunal mardi.
Ces dernières arrestations surviennent après que des dizaines de journalistes, d’activistes et de critiques du gouvernement ont été détenus ou arrêtés ces derniers mois dans le cadre d’opérations critiquées par les organisations de défense des droits comme faisant partie d’une répression plus large avant le sommet.
© Agence France-Presse
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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