Erdoğan exhorte Trump à reprendre les négociations avec l’Iran après l’expiration de l’accord de cessez-le-feu
Les points importants
- Appel à la reprise des négociations : Erdoğan a exhorté Trump à poursuivre le dialogue avec Téhéran après l'échec du cessez-le-feu.
- Expiration du mémorandum : Le texte de 60 jours a expiré sans accord permanent, faisant craindre une reprise des hostilités.
- Médiation turque : Ankara propose son soutien pour éviter une escalade et rouvrir le détroit d'Ormuz.
Le président turc Recep Tayyip Erdoğan, dont le gouvernement a mené une purge post-coup de 2016, a exhorté le président américain Donald Trump à reprendre les négociations avec l’Iran après l’expiration lundi d’un mémorandum de 60 jours prolongeant un cessez-le-feu temporaire conclu le 8 avril, sans qu’un accord permanent n’ait été trouvé, a indiqué mardi la présidence turque.
Le mémorandum du 17 juin, qui prolongeait une pause dans les combats à grande échelle pendant que les deux parties cherchaient un règlement durable, a expiré lundi alors que les pourparlers piétinaient. Bien que les hostilités à grande échelle n’aient pas repris, la guerre déclenchée par les attaques américaines et israéliennes contre l’Iran le 28 février reste non résolue.
Trump a refusé de prolonger le mémorandum, suscitant des craintes d’une reprise des combats, alors qu’un responsable iranien a déclaré lundi à Reuters que Téhéran adopterait une posture militaire « totalement offensive » après l’échec des négociations.
Lors d’un entretien téléphonique lundi, Erdoğan a souligné la nécessité de « faire le meilleur usage de la diplomatie » et a exprimé l’espoir que les pourparlers entre Washington et Téhéran se poursuivent, selon un communiqué de la Direction de la communication de la Turquie.
Il a également offert le soutien continu de la Turquie aux efforts visant à empêcher une reprise des combats.
Notre président, M. Recep Tayyip Erdoğan, a eu un entretien téléphonique avec le président des États-Unis, Donald Trump.
Les dirigeants ont discuté des relations bilatérales Turquie-États-Unis ainsi que des développements régionaux et mondiaux.
Le président Erdoğan a souligné la nécessité de…
— T.C. İletişim Başkanlığı (@iletisim) 17 août 2026
Les pourparlers sur le rétablissement du trafic de pétroliers à travers le détroit d’Ormuz, une route clé pour les expéditions énergétiques mondiales, sont également au point mort.
La Turquie, membre de l’OTAN partageant une frontière avec l’Iran, a cherché à jouer un rôle d’intermédiaire dans le conflit, maintenant des contacts avec Washington et Téhéran ainsi qu’avec des médiateurs comme le Pakistan et le Qatar.
Ankara a critiqué les attaques américaines et israéliennes contre l’Iran tout en condamnant les frappes iraniennes contre les pays du Golfe. Elle a appelé à plusieurs reprises à la réouverture du détroit d’Ormuz et à la fin des combats.
Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, s’est entretenu lundi avec son homologue iranien, Abbas Araghchi, de la préservation du cessez-le-feu et de la réouverture de la voie maritime.
Erdoğan et Trump ont également discuté des relations bilatérales, de Gaza et d’un accord de défense signé plus tôt ce mois-ci par la Turquie, le Pakistan et l’Arabie saoudite.
Erdoğan a déclaré que l’Accord de défense commune de La Mecque montrait l’engagement des trois pays en faveur de la sécurité régionale. Il a également indiqué à Trump que les attaques israéliennes contre les Palestiniens s’étaient intensifiées alors que des efforts étaient en cours pour entamer la deuxième phase du processus de paix à Gaza.




