La Turquie se joint à sept pays musulmans pour condamner le rejet par Israël de la feuille de route pour Gaza
Les points importants
- Condamnation unanime : Huit pays musulmans, dont la Turquie, rejettent la décision israélienne de bloquer la feuille de route soutenue par Washington.
- Plan global menacé : Le rejet israélien compromet le plan Trump approuvé par l’ONU, qui prévoit le désarmement, le retrait israélien et une administration palestinienne.
- Appel à Washington : Les ministres exhortent les États-Unis à garantir la conformité d’Israël et préviennent que tout retard aggraverait la crise humanitaire à Gaza.
La Turquie et sept autres pays à majorité musulmane ont condamné dimanche le rejet par Israël d’une feuille de route soutenue par les États-Unis pour mettre en œuvre la prochaine phase du plan du président Donald Trump visant à mettre fin à la guerre à Gaza, estimant que cette décision plaçait la responsabilité de l’obstruction des efforts de paix sur Israël.
Les ministres des Affaires étrangères de la Turquie, de l’Arabie saoudite, de l’Égypte, de la Jordanie, du Pakistan, de l’Indonésie, du Qatar et des Émirats arabes unis ont déclaré que le rejet par Israël de la feuille de route et son opposition à la création d’un État palestinien compromettaient les tentatives de parvenir à un règlement durable.
Dans une déclaration commune, les ministres ont qualifié la position israélienne de reniement du Plan global de Trump pour mettre fin au conflit à Gaza, approuvé par le Conseil de sécurité de l’ONU dans sa résolution 2803.
Ils ont précisé que la feuille de route avait été acceptée par les factions palestiniennes après des négociations impliquant la Turquie, l’Égypte, le Qatar et les États-Unis, ainsi que le Conseil de paix dirigé par Washington.
La proposition prévoit le démantèlement des armes détenues par le Hamas et d’autres factions palestiniennes, le retrait des forces israéliennes, le déploiement d’une force de stabilisation internationale et le transfert de l’administration de Gaza à un comité technocratique palestinien. Elle inclut également des plans de reconstruction.
Les ministres ont déclaré que le rejet israélien menaçait la mise en œuvre du plan et sapait les efforts diplomatiques pour parvenir à une « paix juste et durable ».
Ils ont appelé à une implication continue des États-Unis pour garantir qu’Israël se conforme au plan et ont averti qu’Israël porterait la responsabilité de toute nouvelle détérioration à Gaza causée par des retards ou un refus de mettre en œuvre l’accord.
La déclaration a également réaffirmé le soutien à un État palestinien indépendant sur les frontières d’avant la guerre israélo-arabe de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.
La Turquie travaille avec l’Égypte et le Qatar en tant que médiateur dans les négociations sur le cessez-le-feu à Gaza et la deuxième phase du plan de Trump. Les trois pays ont accusé Israël plus tôt ce mois-ci de violer ses engagements par des attaques contre des civils et des installations médicales après que les factions palestiniennes ont accepté la feuille de route.
Le ministère turc des Affaires étrangères a déclaré le 2 août que les attaques israéliennes après l’accord montraient que le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu n’avait « aucune intention réelle » de poursuivre la paix avec les Palestiniens. Ankara a accusé Netanyahu de tenter de déplacer les Palestiniens et de bloquer les tentatives d’établir une paix durable dans la région.
Dans une autre déclaration commune le 6 août, les mêmes huit pays ont averti que la poursuite des attaques israéliennes risquait de faire dérailler le processus politique et d’aggraver la crise humanitaire à Gaza. Ils ont également rejeté l’annexion du territoire palestinien, le déplacement forcé des Palestiniens et les mesures israéliennes destinées à empêcher la création d’un État palestinien.
La dernière déclaration appelle le Conseil de paix, avec le soutien actif des États-Unis, à prendre des mesures immédiates pour protéger le plan pour Gaza et empêcher toute partie d’entraver sa mise en œuvre.
Turkish Minute avec des informations de l’Agence France-Presse




