La Turquie affirme que le plan grec sur les énergies renouvelables n’a aucun effet juridique sur les différends en mer Égée
Les points importants
- Rejet d’Ankara : La Turquie conteste le plan grec sur les énergies renouvelables en mer Égée, qu’elle juge sans effet juridique.
- Souveraineté contestée : Athènes et Ankara s’opposent sur les frontières maritimes et la souveraineté de certaines îles et îlots.
- Impasse persistante : Malgré une amélioration des relations bilatérales, les principaux litiges égéens restent non résolus.
La Turquie a contesté un nouveau plan grec encadrant l’implantation de projets d’énergies renouvelables, estimant que son inclusion de la mer Égée n’affaiblira pas les revendications territoriales et maritimes d’Ankara dans la région.
Le plan grec fixe des règles pour le placement des projets d’énergies renouvelables et de stockage d’énergie. L’objection turque concerne des zones de la mer Égée où les deux pays s’opposent sur les frontières maritimes et la souveraineté de certaines petites îles et rochers.
Le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Öncü Keçeli, a déclaré mercredi sur X que la Grèce ne pouvait pas utiliser ce plan pour étayer sa position dans ces différends.
Yunanistan Tarafından İlan Edilen Yenilenebilir Enerji Kaynakları Özel Mekansal Çerçevesi Hakkında:
Yunanistan tarafından Ege Denizi’ni de kapsayacak şekilde bugün (19 Ağustos) ilan edilen Yenilenebilir Enerji Kaynakları Özel Mekansal Çerçevesi, Yunanistan’ın diğer benzer…
— Öncü Keçeli | Dışişleri Bakanlığı Sözcüsü (@oncukeceli) August 19, 2026
Ce cadre n’aura « aucune conséquence juridique » pour la Turquie, a déclaré Keçeli, y compris concernant les formations géographiques qu’Ankara estime n’avoir pas été transférées à la Grèce en vertu des traités internationaux.
La Grèce rejette cet argument, affirmant que sa souveraineté sur les îles et îlots en question est établie par des accords internationaux.
Le ministère grec de l’Environnement et de l’Énergie a mis en vigueur le plan mercredi par une décision ministérielle.
Il fixe des exigences pour les nouveaux projets d’énergies renouvelables et de stockage d’énergie, et comprend des mesures destinées à protéger l’environnement, les communautés locales et le patrimoine culturel.
Keçeli a déclaré que la Grèce devrait éviter d’agir seule en mer Égée et en Méditerranée, où les deux pays ont des littoraux et des revendications qui se chevauchent.
« La Turquie, en tant que l’un des deux États côtiers de la mer Égée, est toujours prête à coopérer avec la Grèce », a-t-il déclaré dans son communiqué.
La Turquie et la Grèce, toutes deux membres de l’OTAN, sont en désaccord depuis des décennies sur les eaux territoriales, l’espace aérien, les frontières maritimes, la présence militaire sur les îles de la mer Égée orientale et la souveraineté sur certaines petites îles et rochers.
La Grèce affirme que le seul différend pouvant être porté devant une cour internationale est la délimitation du plateau continental et des zones économiques exclusives des deux pays en mer Égée et en Méditerranée orientale.
Une zone économique exclusive donne à un pays le droit d’explorer et d’utiliser les ressources marines, y compris les ressources énergétiques, dans une zone désignée au-delà de ses eaux territoriales.
La Turquie affirme que les différends sont liés et doivent être traités ensemble.
Keçeli a déclaré qu’Ankara restait attachée à la résolution des désaccords par le droit international, l’équité et les relations de bon voisinage dans le cadre de la Déclaration d’Athènes, signée par le président turc Recep Tayyip Erdoğan et le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis en décembre 2023.
La déclaration engageait les deux gouvernements à éviter les déclarations et les actions susceptibles d’accroître les tensions et à résoudre les désaccords pacifiquement.
Les relations se sont améliorées depuis la signature de la déclaration, les deux pays ayant repris les pourparlers et élargi leur coopération. Leurs principaux différends en mer Égée restent toutefois non résolus.




