Les États-Unis cherchent un mécanisme de désescalade pour éviter des affrontements entre la Turquie, Israël et la Syrie, selon un rapport
Les points importants
- Proposition américaine : Washington cherche à établir un canal de communication entre la Turquie, Israël et la Syrie pour éviter des affrontements accidentels.
- Escalade évitée : L'attaque israélienne près de la frontière turque a failli provoquer une riposte militaire d'Ankara.
- Silence turc : La Turquie condamne les frappes mais n'a pas encore répondu à l'initiative américaine.
Les États-Unis tentent de mettre en place un canal de communication entre la Turquie, Israël et la Syrie pour réduire le risque d’une confrontation militaire accidentelle, Reuters a rapporté mardi, citant l’envoyé spécial américain pour la Syrie, Tom Barrack.
Cette initiative fait suite à une attaque israélienne contre la base aérienne d’Abou al-Dahour, dans le nord-ouest de la Syrie, près de la frontière turque.
Barrack, qui est également ambassadeur des États-Unis en Turquie, a déclaré qu’Ankara n’avait reçu aucun avertissement préalable de l’attaque. Les autorités turques ont vu des avions israéliens voler vers le nord, en direction du territoire turc, et auraient pu répondre militairement, a-t-il confié à Reuters.
« Heureusement, des esprits calmes ont empêché la situation de se dégrader davantage », a déclaré Barrack.
La Turquie a condamné les frappes israéliennes mais n’a pas répondu publiquement à la proposition de mécanisme.
Un tel arrangement fournirait aux trois pays un canal direct pour partager des informations et éviter que des mouvements militaires soient mal interprétés. Il pourrait également aider à prévenir des rencontres involontaires entre forces israéliennes et turques opérant en Syrie ou à proximité.
Les relations entre la Turquie et Israël se sont dégradées alors que les deux pays ont cherché à protéger leurs intérêts en Syrie après la chute du gouvernement de Bachar al-Assad en décembre 2024.
La Turquie est devenue un soutien de premier plan du président syrien Ahmed al-Sharaa. Ankara, qui possède la deuxième plus grande armée de l’OTAN, a également signé un accord de défense mutuelle avec le Pakistan et l’Arabie saoudite plus tôt ce mois-ci.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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