La Turquie annonce que 11 navires turcs ont quitté Hormuz depuis le début de la guerre en Iran, 7 restent dans la zone
Les points importants
- Bilan sécuritaire : 11 navires turcs ont quitté le Golfe depuis le début du conflit, mais 7 restent bloqués avec 177 marins turcs à bord.
- Suivi gouvernemental : Ankara reste en contact permanent avec les opérateurs et les ressortissants turcs dans la zone de crise.
- Amélioration partielle : Le trafic reprend lentement grâce aux progrès des négociations américano-iraniennes, mais la prudence reste de mise.
La Turquie a annoncé lundi que 11 navires battant pavillon turc ont traversé sans encombre le détroit d’Ormuz et quitté le Golfe depuis le début de la guerre en Iran, tandis que sept navires transportant 177 membres d’équipage turcs restent dans la région.
Le ministre des Transports et des Infrastructures, Abdulkadir Uraloğlu, a précisé que les deux derniers navires à avoir quitté la zone étaient le Yasa Moon et le Nejat, qui ont franchi le détroit sans incident le matin du 21 juin. Il a indiqué que les autorités turques surveillaient de près l’évolution de la situation dans le détroit d’Ormuz et le Golfe persique, et qu’elles restaient en contact constant avec les opérateurs de navires et les ressortissants turcs présents dans la zone.
Selon M. Uraloğlu, sept navires turcs se trouvaient encore dans le détroit d’Ormuz et le Golfe persique au 22 juin, dont un naviguant sous pavillon turc. Il a précisé que cinq des sept navires avaient demandé à traverser le détroit d’Ormuz, tandis que deux navires énergétiques n’avaient pas cherché à quitter la zone car ils poursuivaient leurs opérations sur place.
Le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et Oman, est l’un des goulets d’étranglement énergétiques les plus importants au monde, transportant en temps normal environ un cinquième des cargaisons mondiales de pétrole et de gaz. Le trafic dans cette voie navigable a fortement ralenti après le début de la guerre le 28 février, lorsque les frappes américaines et israéliennes sur l’Iran ont déclenché un conflit régional plus large.
Le trafic maritime dans le détroit a commencé à se rétablir ces derniers jours, à mesure que les négociations américano-iraniennes progressaient. Reuters a rapporté le 23 juin qu’un plus grand nombre de navires transitaient par Ormuz et que plusieurs pétroliers de gaz naturel liquéfié liés au Qatar étaient revenus dans le Golfe, signe d’une reprise prudente du transport maritime énergétique.
L’Iran a annoncé le 22 juin qu’il mettrait en place une ligne de communication pour un passage en toute sécurité dans le détroit, signe d’un apaisement des tensions après des semaines de perturbations, de saisies de navires et d’incidents de sécurité qui ont bloqué des navires et leurs équipages dans tout le Golfe.




