La Turquie arrête 24 suspects et saisit 21 millions de dollars dans une enquête internationale sur le trafic de drogue
Les points importants
- Arrestations : 24 suspects arrêtés dans le cadre d’une enquête sur un réseau international de trafic de drogue dirigé depuis la Belgique.
- Saisies : Des biens d’une valeur de 20,6 millions de dollars (1 milliard de lires) confisqués, dont 87 propriétés, 18 véhicules, 4 bateaux et des participations dans 14 sociétés.
- Contexte : La Turquie devient un point de transit majeur pour la cocaïne, avec plusieurs saisies importantes récentes, soulevant des questions sur l’installation de figures criminelles étrangères.
La Turquie a arrêté 24 personnes dans le cadre d’une enquête sur un réseau international de trafic de drogue présumé dirigé depuis la Belgique et a saisi des biens d’une valeur d’environ 1 milliard de lires (20,6 millions de dollars), a annoncé mardi le ministère de la Justice.
Le Parquet général d’Izmir a émis des mandats d’arrêt contre 38 suspects dans le cadre de cette enquête.
Onze des suspects se trouvent à l’étranger, l’un est déjà en prison et la police recherche les deux derniers.
Les procureurs ont indiqué que l’organisation était dirigée depuis la Belgique et impliquée dans le trafic international de drogue. Ils n’ont pas divulgué l’identité des suspects, le type ou la quantité de drogue concernée, ni les pays où l’organisation aurait opéré.
Les autorités ont déclaré que des biens présumés provenir d’activités criminelles ont été saisis lors de l’enquête. Ils comprennent 87 propriétés, 18 véhicules, quatre bateaux privés, des participations dans 14 sociétés, des comptes bancaires et d’autres avoirs.
Le ministre de la Justice Akın Gürlek a déclaré que les enquêteurs ciblaient à la fois les membres des organisations criminelles et leurs réseaux financiers.
« Nous surveillons de près non seulement les membres des organisations criminelles, mais aussi leurs profits criminels, les sociétés qu’ils utilisent et leurs biens », a déclaré Gürlek. « Nous ne permettrons pas que le crime devienne rentable ni que les produits illicites entrent dans l’économie légitime. »
La Turquie est devenue de plus en plus un point de transit et une base opérationnelle pour les réseaux internationaux de trafic de drogue, en particulier ceux qui acheminent la cocaïne d’Amérique latine vers l’Europe et le Moyen-Orient.
Un rapport de 2024 d’InstituDE, un groupe de réflexion basé à Bruxelles, estime qu’entre 2,9 et 5,8 milliards de dollars de cocaïne transitent chaque année par la Turquie. Il indique que les navires battant pavillon turc et les ports turcs sont devenus de plus en plus importants dans les routes maritimes du trafic de drogue.
Plusieurs cargaisons importantes de cocaïne ont récemment été découvertes à bord de navires appartenant à des sociétés turques ou exploités par elles, bien que les sociétés concernées aient généralement nié toute connaissance ou responsabilité quant à la drogue.
Les douanes belges ont saisi en juin 2025 des centaines de kilogrammes de cocaïne à bord d’un pétrolier exploité par une société turque dans le port de Zeebruges. En janvier, la police espagnole a confisqué près de 10 tonnes de cocaïne à bord d’un navire que les médias turcs ont lié à une société basée en Turquie.
Les autorités espagnoles ont ensuite saisi plus de 30 tonnes de cocaïne à bord d’un autre navire prétendument exploité par des armateurs turcs. Une opération connexe a conduit en mai les services de renseignement et la police turques à arrêter à Istanbul le frère du trafiquant de drogue néerlandais en fuite Joseph Johannes Leijdekkers.
Le gouvernement turc affirme que ces récentes opérations démontrent sa détermination à poursuivre les organisations criminelles internationales et leurs réseaux financiers. Les critiques, cependant, ont remis en question la manière dont des figures du crime organisé étranger ont pu s’établir et acquérir des biens en Turquie avant de devenir la cible d’enquêtes judiciaires.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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