La Turquie s’oppose à la prolongation de l’accord sur l’oléoduc avec l’Irak selon les termes actuels, selon un rapport
Les points importants
- Refus turc : La Turquie s’oppose à la prolongation de l’accord actuel sur l’oléoduc avec l’Irak et propose un nouveau cadre.
- Demande irakienne : L’Irak souhaite une extension d’au moins un an pour poursuivre les négociations.
- Capacité sous-exploitée : L’oléoduc Kirkuk-Ceyhan, crucial après la fermeture du détroit d’Ormuz, fonctionne bien en dessous de son potentiel en raison de contentieux et de problèmes de sécurité.
La Turquie s’oppose à la prolongation de son accord pétrolier avec l’Irak selon ses termes actuels, a rapporté mardi Reuters, citant un haut responsable turc, alors que les deux pays négocient un accord de remplacement avant l’expiration du contrat le 27 juillet.
L’Irak a demandé une prolongation d’au moins un an pour permettre plus de temps de négociation. La Turquie a annoncé en 2025 qu’elle mettrait fin à cet accord vieux de plusieurs décennies et a proposé un nouveau cadre avec des conditions différentes.
« Cela ne sert à rien de prolonger un accord qui a fait l’objet d’un arbitrage », a déclaré le responsable turc à Reuters sous couvert d’anonymat.
L’accord régit les exportations de pétrole irakien via l’oléoduc Kirkuk-Ceyhan, qui achemine le brut du nord de l’Irak jusqu’au port turc de Ceyhan sur la Méditerranée.
Cette route a gagné en importance pour Bagdad depuis la fermeture du détroit d’Ormuz après les frappes américano-israéliennes sur l’Iran fin février, qui ont perturbé les exportations via le terminal principal de l’Irak à Bassora.
La proposition turque pour un accord de remplacement inclut un mécanisme visant à accroître l’utilisation de l’oléoduc et une option pour étendre le réseau jusqu’au sud de l’Irak.
L’oléoduc peut transporter près de 1,5 million de barils par jour, mais a fonctionné bien en deçà de sa capacité en raison de problèmes de sécurité, de différends politiques et de procédures judiciaires. Les exportations de brut irakien depuis Kirkuk via la Turquie ont atteint en moyenne 177 000 barils par jour en avril, selon les données d’expédition consultées par Reuters.
L’oléoduc est resté fermé pendant environ deux ans et demi après qu’un tribunal d’arbitrage international a ordonné à la Turquie de payer 1,5 milliard de dollars à l’Irak pour avoir permis des exportations de pétrole de la région autonome du Kurdistan irakien sans l’autorisation de Bagdad entre 2014 et 2018. Les flux pétroliers ont repris fin 2025.
Le différend a commencé après que le gouvernement régional du Kurdistan a vendu du pétrole de manière indépendante via la Turquie, malgré les objections du gouvernement fédéral irakien, qui affirme avoir l’autorité exclusive sur les exportations de brut du pays.
Une deuxième affaire d’arbitrage concernant les exportations à partir de 2018 est toujours en cours. Des procédures d’exécution de la première sentence arbitrale se poursuivent également devant un tribunal américain.




