La Turquie soumet une lettre d’intention pour adhérer au système de paiement européen SEPA : annonce le ministre des Finances
Les points importants
- Adhésion à SEPA : La Turquie a officiellement soumis une lettre d'intention pour rejoindre le système de paiement européen, ce qui faciliterait les transferts d'argent avec l'Europe.
- Bénéfices économiques : Cette adhésion promet des transactions plus rapides, plus sûres et moins coûteuses pour les entreprises, les consommateurs et la diaspora turque.
- Contexte géopolitique : Cette démarche s'inscrit dans un réchauffement des relations économiques entre l'UE et la Turquie, malgré le gel des négociations d'adhésion.
Le ministre turc des Finances, Mehmet Şimşek, a annoncé jeudi que la Turquie avait soumis une lettre d’intention pour adhérer à l’Espace unique de paiement en euros (SEPA), un système de paiement européen qui pourrait rendre les transferts de fonds entre la Turquie et l’Europe plus rapides et moins coûteux, a rapporté le site d’information T24.
« Cette adhésion rendra les paiements transfrontaliers plus rapides, plus sûrs et moins coûteux », a déclaré Şimşek après une réunion du dialogue économique de haut niveau entre la Turquie et l’UE à Istanbul, en présence de Valdis Dombrovskis, commissaire européen à l’économie et à la productivité.
Le SEPA couvre 41 pays et permet aux particuliers et aux entreprises d’effectuer des paiements en euros transfrontaliers selon des règles communes. Ce système vise à rendre les transferts en euros entre les pays participants aussi simples que les virements bancaires nationaux.
Şimşek s’est exprimé lors d’une conférence de presse conjointe avec Dombrovskis au Bureau présidentiel de travail de Dolmabahçe, après la réunion.
Cette dernière étape fait suite aux déclarations du ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, qui a indiqué mercredi que la Turquie était intéressée par une adhésion au SEPA et que les institutions financières concernées travaillaient déjà sur le dossier.
Reuters avait également rapporté en mars que l’UE avait proposé la participation de la Turquie au SEPA dans le cadre d’un effort visant à approfondir les liens économiques et à réduire le coût des envois d’argent à l’étranger.
Jurgis Vilcinskas, chargé d’affaires de l’UE à Ankara, avait alors déclaré à Reuters que cette proposition avait été discutée lors de la réunion du 6 février entre la commissaire européenne à l’Élargissement, Marta Kos, et Fidan à Ankara.
Selon la Commission européenne, les petits pays candidats ayant adhéré au SEPA l’année dernière — l’Albanie, la Moldavie, le Monténégro et la Macédoine du Nord — pourraient ensemble économiser jusqu’à 500 millions d’euros.
Vilcinskas a souligné que la participation de la Turquie pourrait réduire les coûts de transfert pour les entreprises, les consommateurs et les membres de la diaspora turque en Europe.
Des données citées par Reuters montrent qu’envoyer entre 1 000 et 5 000 euros d’Europe vers la Turquie peut coûter jusqu’à 40 euros, selon la banque et le montant de la transaction.
L’UE reste le premier partenaire commercial de la Turquie, avec des échanges annuels dépassant les 200 milliards d’euros.
Bien que les négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE soient largement gelées depuis des années, les deux parties ont récemment intensifié les discussions sur la coopération économique, la migration, la modernisation de l’union douanière et la sécurité régionale.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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