Des habitants abattent une statue de Habun Arab, qui a combattu dans les Unités de protection des femmes et est morte en juin 2017 en combattant les jihadistes du groupe État islamique, après le retrait des forces dirigées par les Kurdes à Tabqa, dans la province de Raqqa, sur les rives sud-ouest de l'Euphrate, le 18 janvier 2026. (Photo : BAKR ALKASEM / AFP)
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Le gouvernement turc affirme que l’accord syrien a déjoué une « tentative de coup » contre le processus de paix d’Ankara avec le PKK

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Par Bosphorama

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Le Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir en Turquie a salué un nouvel accord entre le gouvernement syrien et les Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes, affirmant que cet accord a empêché ce qu’il décrit comme une tentative de saper les pourparlers de paix en cours visant à mettre fin à un conflit armé de plusieurs décennies avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), interdit.

Le porte-parole de l’AKP, Ömer Çelik, a déclaré que ce qu’il a décrit comme une tentative des FDS/PKK de saboter les objectifs d’une « région sans terrorisme » et d’une « Turquie sans terrorisme » avait été déjouée par les opérations antiterroristes menées par le gouvernement syrien.

« La tentative de coup visant nos objectifs d’une « Turquie sans terrorisme » et d’une « région sans terrorisme » a été stoppée, et le mécanisme dans lequel les FDS étaient utilisées comme un outil a été rendu inefficace », a-t-il déclaré dans un communiqué sur X lundi.

La Turquie, qui considère les FDS comme une extension du PKK, a soutenu les nouvelles autorités syriennes et a appelé les forces kurdes à s’intégrer dans l’État syrien. Les responsables turcs ont répété à plusieurs reprises que la sécurité de la Syrie est indissociable de celle de la Turquie, tandis que les dirigeants kurdes syriens ont averti que les récentes opérations ciblant les Kurdes mettent en danger les civils et risquent de rallumer un conflit plus large.

La déclaration de Çelik est intervenue après que le gouvernement syrien et les FDS ont conclu un accord dimanche après des semaines d’affrontements intermittents, prévoyant un cessez-le-feu immédiat et l’intégration complète des FDS dans l’armée nationale, selon les médias d’État syriens.

Selon l’accord en 14 points, Damas prendra le contrôle d’une grande partie de la région semi-autonome précédemment tenue par les FDS, suite aux récentes avancées gouvernementales qui ont vu la saisie d’infrastructures stratégiques, notamment des barrages et des champs pétroliers longtemps sous le contrôle du groupe.

La « Turquie sans terrorisme » de Çelik fait référence aux pourparlers de paix en cours avec le PKK, désigné comme une organisation terroriste par la Turquie et ses alliés occidentaux, visant à mettre fin à son conflit de plusieurs décennies, qui a coûté la vie à au moins 40 000 personnes depuis 1984.

Le nouveau processus de paix avec le PKK a été lancé suite à un appel surprise du leader d’extrême droite du pays, le président du Parti d’action nationaliste (MHP) Devlet Bahçeli, en octobre 2024 et approuvé par son allié politique, le président Recep Tayyip Erdoğan.

Bahçeli a demandé au leader emprisonné du PKK, Abdullah Öcalan, d’ordonner à son groupe de renoncer à sa campagne armée tout en laissant entendre que la fin des violences du PKK pourrait conduire à la libération d’Öcalan.

En conséquence, le PKK a annoncé en mai qu’il déposerait les armes et se dissoudrait.

Pourtant, on ne sait pas si ce nouveau processus réussira, car une autre tentative de paix lancée en 2013 a échoué deux ans plus tard, déclenchant de nouveaux affrontements entre le PKK et les forces armées turques.

Dans un développement similaire, Öcalan a déclaré que les récents affrontements meurtriers en Syrie entre les forces gouvernementales et les combattants kurdes semblaient viser à faire dérailler les pourparlers de paix en cours entre la Turquie et le PKK, selon une délégation du Parti de l’égalité et de la démocratie des peuples (DEM Parti), pro-kurde.

La délégation a déclaré qu’Öcalan avait fait ces remarques lors de leur visite samedi à l’île-prison d’İmralı près d’İstanbul, où il est détenu dans un isolement quasi-total depuis 1999.

Selon la délégation, Öcalan « considère cette situation [en Syrie] comme une tentative de saboter le processus de paix » en Turquie et a réaffirmé son engagement envers ce qu’il a décrit comme un processus de « paix et de société démocratique », appelant à des mesures pour faire avancer les pourparlers.

Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.

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