Le ministère turc de la Défense innocente après l’incident dans une grotte en Irak ayant coûté la vie à 12 soldats
Le ministère turc de la Défense n’a constaté aucune négligence après avoir enquêté sur la mort de 12 soldats turcs exposés à un gaz toxique lors d’une opération dans une grotte du nord de l’Irak, qualifiant l’incident « d’exceptionnel, imprévisible » et survenu dans « des circonstances extraordinaires ».
Les soldats sont morts le 6 juillet lors d’une mission de recherche dans une grotte de la région de Metina, dans le cadre de l’opération transfrontalière Griffe-Serrure (Pençe-Kilit) menée contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme terroriste. Selon des médias turcs, l’unité tentait de localiser les restes du lieutenant d’infanterie Nuri Melih Bozkurt, tué dans la même zone en 2022.
Cet incident, qui a coûté la vie à 12 des 19 membres de l’unité, a provoqué une vague d’indignation et des critiques politiques à travers la Turquie. Des voix se sont élevées pour questionner l’application des précautions de base – détecteurs de gaz, équipements de protection, outils de surveillance à distance. La nature du gaz a également fait l’objet de spéculations, certains évoquant une exposition au méthane ou au monoxyde de carbone, d’autres soupçonnant une possible dissimulation.
Dans son communiqué officiel publié jeudi, le ministère a écarté toute faille disciplinaire, négligence du commandement ou manque d’équipement. Il a souligné que tous les protocoles standards avaient été suivis et que le personnel était correctement formé et préparé pour les opérations en grotte.
Le ministère a également catégoriquement démenti plusieurs allégations circulant dans les médias, notamment l’entrée des soldats sans protection, un éboulement ou une explosion, ou encore l’utilisation d’armes chimiques. Il a également réfuté la possibilité de blessures par éclats d’obus.
« L’unité a suivi les procédures établies et n’est entrée dans la grotte qu’après qu’un chien détecteur n’ait trouvé aucun signe de danger », indique le communiqué, précisant que des mesures de gaz n’étaient pas jugées nécessaires à ce moment-là.
Le ministère de la Défense a déclaré que la tragédie s’était produite lors d’une opération de ratissage de grotte de routine – la 3 765e depuis le début des opérations Griffe en 2019 – et qu’aucun incident similaire n’avait été enregistré auparavant.
« Des allégations sans aucun fondement factuel, présentées avec une certitude injustifiée, et des récits manipulateurs constituent une tentative coordonnée d’affaiblir notre armée », a déclaré le ministère, qualifiant les critiques médiatiques et les spéculations en ligne de campagne de désinformation.
En réponse à l’incident, le ministère a déclaré avoir mis en œuvre des protocoles de sécurité supplémentaires et transmis les résultats de l’enquête administrative au parquet compétent. Le communiqué a également rendu hommage aux soldats qui se sont précipités dans la grotte pour sauver leurs camarades, leur attribuant le mérite d’avoir évité d’autres pertes humaines.
Le PKK est classé comme organisation terroriste par la Turquie et ses alliés occidentaux. Le groupe mène une insurrection armée contre l’État turc depuis les années 1980. Le mois dernier, il a organisé une cérémonie pour marquer symboliquement sa décision de déposer les armes.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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