Le ministre turc des Affaires étrangères affirme qu’un accord entre les États-Unis et l’Iran est « plus proche que jamais »
Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a déclaré qu’un accord entre les États-Unis et l’Iran était « plus proche que jamais » et que les discussions s’étaient orientées vers la réouverture du détroit d’Ormuz avant de revenir sur le dossier nucléaire, selon une interview publiée par Nikkei Asia samedi.
Fidan, qui s’est exprimé auprès du média à Ankara, a indiqué que Washington et Téhéran cherchaient à conclure les négociations par un accord.
« Les deux parties souhaitent aboutir à une conclusion positive », a-t-il affirmé.
La Turquie soutient les efforts de médiation du Pakistan entre les États-Unis et l’Iran, aux côtés d’autres pays de la région, dont le Qatar.
Évoquant un cessez-le-feu en vigueur entre l’Iran, les États-Unis et Israël, Fidan a précisé que les discussions portaient désormais sur le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour les exportations pétrolières perturbée depuis fin février.
Les parties ont esquissé un plan selon lequel un accord final sur la réouverture du détroit serait suivi de pourparlers sur le programme nucléaire iranien, a-t-il expliqué.
Le blocus de facto d’Ormuz « exerce une pression trop forte » sur les États-Unis et l’Iran, a souligné Fidan, ajoutant que l’impact sur la sécurité énergétique, la sécurité alimentaire et les prix avait fait de cette question une priorité.
« Cette situation est désormais prioritaire par rapport aux dossiers nucléaires », a-t-il déclaré.
Fidan a également estimé qu’un accord américano-iranien mettant fin aux hostilités pourrait accélérer les discussions sur un plan de paix pour Gaza.




