Le PKK commencera à déposer les armes début juillet selon un rapport
Les militants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation interdite, commenceront à déposer leurs armes lors d’une cérémonie dans le Kurdistan irakien début juillet, a rapporté lundi le média kurde Rudaw.
Cette décision intervient six semaines seulement après que le PKK a annoncé mettre fin à plus de quatre décennies de guerre ayant fait plus de 40 000 victimes.
La population kurde de Turquie espère que la décision du PKK ouvrira la voie à un règlement politique avec Ankara, marquant une nouvelle ouverture envers les Kurdes, qui représentent environ 20% des 85 millions d’habitants de la Turquie.
Citant deux sources de la région du Kurdistan en Irak, Rudaw a indiqué que cette initiative serait à la fois une « mesure de confiance » et un « geste de bonne volonté » pour faire avancer le processus de réconciliation avec la Turquie.
Selon les sources, la cérémonie aurait lieu à Sulaimaniyah, la deuxième plus grande ville du Kurdistan irakien.
La plupart des militants du PKK ont passé la dernière décennie dans les montagnes du nord de l’Irak, où la Turquie maintient également des bases militaires et mène fréquemment des opérations contre les combattants kurdes.
« Entre le 3 et le 10 juillet, un groupe de membres du PKK, probablement composé de 20 à 30 personnes, déposera ses armes lors d’une cérémonie qui se tiendra à Sulaimaniyah », a déclaré Rudaw.
Retour aux bases
Les sources ont indiqué qu’Abdullah Öcalan, fondateur emprisonné du PKK, devrait publier un nouveau message concernant le processus de résolution « dans les prochains jours ».
« Après cela, le processus de dépôt des armes commencera officiellement », ont-ils déclaré.
La décision du PKK fait suite à un appel lancé en février par Öcalan, qui purge une peine de prison à vie sur une île-prison au large d’Istanbul depuis 1999.
Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a déclaré qu’il rencontrerait dans les prochains jours une délégation du Parti pour l’égalité et la démocratie des peuples (DEM Parti), pro-kurde, qui a joué un rôle clé dans la transmission des messages entre Öcalan et Ankara.
Citant l’une des sources, Rudaw a rapporté qu’après avoir déposé leurs armes, les militants « retourneront ensuite dans leurs bases, sans armes », démentant les informations selon lesquelles ils seraient retenus dans certaines villes de la région du Kurdistan irakien.
« Les militants retourneront dans leurs bases après s’être désarmés. Il est hors de question qu’ils se rendent dans une ville quelconque », a déclaré la source.
Jusqu’à présent, peu de détails ont été fournis sur le fonctionnement du mécanisme de dissolution, mais le gouvernement turc a déclaré qu’il surveillerait attentivement le processus pour en assurer la pleine mise en œuvre.
© Agence France-Presse
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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