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L’Irak souhaite des négociations avec la Turquie pour un nouvel accord sur le transit pétrolier

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Par Bosphorama

Publié le

L’Irak cherchera à conclure un nouvel accord sur le transit pétrolier avec la Turquie avant l’expiration en juillet d’un accord clé sur les oléoducs, alors que Bagdad tente d’éviter une nouvelle perturbation des exportations de brut via l’oléoduc Irak-Turquie.

Ce pipeline a pris de l’importance pour l’Irak après que les tensions régionales et les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ont affecté les exportations pétrolières méridionales du pays, augmentant le besoin de Bagdad en voies d’exportation alternatives.

Le Cabinet du Premier ministre Ali Faleh al-Zaidi a autorisé le ministère irakien du Pétrole à entamer des négociations avec la Turquie sur un accord à long terme couvrant les tarifs de transit, les volumes de livraison ainsi que les exigences commerciales et techniques, selon une déclaration du Cabinet publiée lundi.

Les discussions devraient porter sur un remplacement de l’accord sur l’oléoduc Irak-Turquie, qui régit les exportations pétrolières irakiennes via la Turquie depuis 1973.

Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a signé l’an dernier un décret mettant fin à l’accord et aux protocoles associés à compter du 27 juillet 2026, selon le Journal officiel turc. L’accord avait été signé le 27 août 1973 et la première phase de l’oléoduc était entrée en service en 1976.

L’oléoduc Irak-Turquie a connu des perturbations répétées en raison de différends entre Bagdad, Ankara et le gouvernement régional du Kurdistan (GRK), qui administre la région kurde semi-autonome de l’Irak.

Les exportations par oléoduc avaient été interrompues en mars 2023 après que l’Irak eut remporté un arbitrage contre la Turquie devant la Chambre de commerce internationale concernant le rôle d’Ankara dans la facilitation des exportations pétrolières kurdes sans l’approbation de Bagdad.

Le tribunal a ordonné à la Turquie de verser des dommages-intérêts à l’Irak, aggravant les tensions sur le contrôle des exportations pétrolières du nord de l’Irak.

Bagdad et le GRK sont parvenus à un accord en mars pour reprendre les exportations pétrolières du nord via la Turquie. Selon cet accord, les revenus devaient être versés au Trésor fédéral irakien, avec des flux initiaux attendus à environ 170 000 barils par jour, devant atteindre 250 000 barils par jour.

Hadeel Hasan, associée directrice du cabinet d’avocats Al Hadeel Al Hasan basé à Bagdad, a déclaré dans un post sur les réseaux sociaux la semaine dernière qu’environ 230 000 barils par jour transitaient actuellement par l’oléoduc suite à l’accord de mars.

« Un échec à renouveler le traité de transit mettrait ce flux de revenus en péril », a déclaré Hasan.

Elle a indiqué que la Turquie avait signalé qu’un nouvel accord devait être finalisé avant l’échéance de juillet pour garantir la continuité des exportations sans interruption.

« L’échéance critique approche pour le secteur énergétique irakien », a écrit Hasan. « Pour les entreprises exposées aux infrastructures d’exportation pétrolière de l’Irak, la planification de scénarios pour d’éventuelles perturbations est essentielle. »

Un représentant d’une compagnie énergétique internationale opérant dans la région du Kurdistan a déclaré à la publication spécialisée Upstream que les entreprises espèrent qu’un nouvel accord pourrait améliorer les revenus d’exportation et créer des conditions d’exploitation plus stables pour les entreprises étrangères dans le nord de l’Irak.

« Les exportations restent une option bien plus avantageuse en termes de revenus que les ventes locales », a déclaré le représentant. « L’oléoduc Irak-Turquie est capable de transporter bien plus de pétrole qu’il n’en traite aujourd’hui. »

L’accord de 1973 a été prolongé à plusieurs reprises, notamment en 2010 pour 15 années supplémentaires. Son expiration intervient alors que l’Irak cherche à protéger ses revenus pétroliers après des années de litiges sur le contrôle des exportations du nord du pays.

Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.

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