Trump assistera au sommet de l’OTAN en Turquie, annonce Rubio
Le président américain Donald Trump participera au sommet des dirigeants de l’OTAN le mois prochain en Turquie, où il exhortera les alliés à opérer des changements majeurs au sein de l’alliance et à augmenter leurs dépenses militaires, a déclaré mercredi le secrétaire d’État Marco Rubio lors d’une audition.
Rubio a tenu ces propos devant la commission des affaires étrangères de la Chambre lors de l’examen du budget du Département d’État, précisant que l’administration Trump n’avait pas l’intention de quitter l’OTAN mais continuerait d’exiger des réformes. Le sommet est prévu à Ankara les 7 et 8 juillet.
« Le président lui-même assistera à la prochaine réunion de l’OTAN, un sommet des chefs d’État où tous ces points seront clarifiés », a déclaré Rubio. « Nous restons dans l’OTAN, mais l’OTAN a besoin de changements significatifs, et le président l’a clairement exprimé. »
Trump critique depuis longtemps les dépenses militaires des alliés de l’OTAN et s’est indigné de ce qu’il considère comme un soutien insuffisant à la position américaine dans la guerre contre l’Iran. Certains membres de l’OTAN, dont l’Espagne, ont essuyé des critiques américaines pour avoir refusé l’utilisation de leurs bases aériennes dans ce conflit.
Le choix de la Turquie comme hôte ajoute une dimension stratégique. Frontalière de l’Iran, la Turquie joue un rôle central dans la posture de sécurité régionale de l’OTAN. Elle dispose également de la deuxième armée de l’alliance selon son secrétaire général, faisant d’Ankara un lieu clé pour négocier le partage des charges et la défense collective.
Membre de l’OTAN depuis 1952, la Turquie voit ses relations avec Washington se tendre depuis quelques années. La crise la plus grave survint après l’achat du système de défense aérienne russe S-400, poussant les États-Unis en 2019 à exclure la Turquie du programme d’avions de chasse F-35. Washington jugeait alors incompatible l’utilisation conjointe du système russe et de ces appareils de cinquième génération.
Rubio a aussi évoqué un autre sujet sensible au sein de l’alliance : le Groenland. Interrogé par la représentante démocrate Sarah McBride sur les déclarations de Trump visant à acquérir ce territoire autonome danois, Rubio a qualifié les discussions sur la défense collective d’« avancées » tout en refusant de détailler publiquement.
McBride lui demanda s’il reconnaissait que le Groenland appartient au Danemark. « Pour l’instant », répondit Rubio.
« Le président estime qu’il est bien plus simple de le défendre lorsqu’on en a le contrôle total », expliqua Rubio, ajoutant que des réunions mensuelles avec le Danemark et le Groenland laissaient présager « de très bonnes nouvelles ».
Ces déclarations annoncent un sommet de l’OTAN à Ankara sous tension, où Trump devrait presser les alliés sur les dépenses militaires et les réformes, tandis que l’alliance traverse des divisions sur l’Iran, le Groenland et les tensions persistantes entre les États-Unis et la Turquie.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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