Turquie, Azerbaïdjan et Géorgie soutiennent l’expansion des liaisons ferroviaires et énergétiques dans la déclaration d’Istanbul
La Turquie, l’Azerbaïdjan et la Géorgie ont convenu lundi d’étendre les liaisons de transport et d’énergie dans le Caucase du Sud, plaçant le chemin de fer Bakou-Tbilissi-Kars et le Corridor central, une route commerciale reliant l’Asie à l’Europe via la mer Caspienne, l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie, au cœur d’une déclaration signée par leurs ministres des Affaires étrangères à Istanbul.
Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a accueilli son homologue azerbaïdjanais Jeyhun Bayramov et la vice-première ministre et ministre géorgienne des Affaires étrangères Maka Botchorishvili pour la 10e réunion dans le cadre d’un format trilatéral lancé en 2012.
La déclaration d’Istanbul a réaffirmé le soutien à la souveraineté et aux frontières internationalement reconnues des trois pays et appelé au rétablissement de l’intégrité territoriale de la Géorgie.
Cette référence concerne l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, deux régions séparatistes échappant au contrôle du gouvernement géorgien où la Russie maintient des troupes. La plupart des pays reconnaissent ces deux territoires comme faisant partie de la Géorgie.
Les ministres ont convenu d’approfondir leur coopération en matière de liaisons ferroviaires, routières et aériennes, d’énergies renouvelables, de transmission d’énergie verte, de commerce et d’investissement.
Ils ont qualifié l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan et le Corridor gazier sud-européen, qui transportent l’énergie depuis l’Azerbaïdjan via la Géorgie et la Turquie, d’éléments cruciaux pour la sécurité énergétique régionale et européenne.
La déclaration s’est félicitée de l’achèvement des travaux de modernisation du chemin de fer Bakou-Tbilissi-Kars, marqué lors d’une cérémonie le 2 juin à la gare internationale d’Akhalkalaki en Géorgie.
Cette ligne ferroviaire constitue un maillon central du Corridor central.
Lors d’une conférence de presse conjointe, Botchorishvili a déclaré qu’une utilisation accrue du chemin de fer stimulerait les échanges et soutiendrait la croissance économique, tandis que Bayramov a souligné que la coopération trilatérale avait permis de maintenir les flux de transport et d’énergie malgré les conflits et perturbations logistiques dans les régions voisines.
Fidan a également exprimé son soutien au processus de paix entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, affirmant que la Turquie espérait voir les deux voisins du Caucase du Sud signer un accord sans délai.
Il a indiqué qu’Ankara avait progressé dans ses pourparlers parallèles de normalisation avec l’Arménie et poursuivait le dialogue en coordination avec l’Azerbaïdjan.
Les ministres ont convenu de tenir leur prochaine réunion trilatérale en Géorgie en 2027.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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