Turquie et Arménie lancent un effort conjoint pour relancer la voie ferrée Kars-Gyumri
Des responsables turcs et arméniens se sont réunis mardi dans la ville orientale turque de Kars pour établir un groupe de travail conjoint visant à rouvrir la voie ferrée Kars-Gyumri, longtemps inactive, marquant une nouvelle étape dans les efforts pour rétablir les liens entre les deux pays.
Le ministère turc des Affaires étrangères a déclaré que la réunion portait sur le rétablissement de la capacité opérationnelle de la voie ferrée dans le cadre du processus de normalisation en cours entre Ankara et Erevan.
La ligne Kars-Gyumri, autrefois une voie commerciale et de transit clé, est inactive depuis 1993, lorsque le dernier train a franchi la frontière durant les tensions liées au conflit du Haut-Karabakh.
Les responsables des deux côtés ont déclaré que la réouverture de la voie ferrée améliorerait la connectivité régionale et soutiendrait la coopération économique.
Dans un post sur X, l’ambassadeur américain en Turquie Tom Barrack a qualifié cette initiative de « jalon important pour la connectivité régionale et la paix ».
Today marks an important milestone for regional connectivity and peace. Armenian and Turkish officials met in Kars, Türkiye to announce the formation of a joint working group to renovate the Kars-Gyumri Railroad, a vital trade and transit connection that brought the region… https://t.co/uQ0zYNcJJh
— Ambassador Tom Barrack (@USAMBTurkiye) April 28, 2026
Il a également lié cette avancée aux récentes initiatives diplomatiques soutenues par Washington.
Les médias arméniens ont également rapporté que cette réunion faisait suite à des discussions techniques antérieures sur la réouverture des liaisons de transport entre les deux pays.
La Turquie et l’Arménie n’ont pas de relations diplomatiques formelles, et leur frontière terrestre est fermée depuis 1993, lorsque Ankara l’a fermée en soutien à l’Azerbaïdjan lors de la première guerre du Haut-Karabakh.
Les deux pays ont multiplié les tentatives de normalisation des relations, notamment une initiative avortée en 2009 et un processus relancé en 2022 impliquant des envoyés spéciaux.
Parmi les mesures récentes, les parties ont convenu d’autoriser les ressortissants de pays tiers et les diplomates à traverser la frontière terrestre et d’assouplir les procédures de visa pour les titulaires de passeports officiels.
Malgré ces efforts, la frontière reste fermée, les progrès étant étroitement liés aux développements dans les discussions entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.




