Un ancien président de la Cour constitutionnelle et d’ex-ministres appellent le gouvernement à se réconcilier avec les Kurdes et les citoyens marginalisés
Un ancien président de la Cour constitutionnelle turque et un ex-vice-premier ministre ont rejoint un groupe d’anciens ministres, parlementaires et universitaires, la Plateforme pour la Démocratie, dans un « Appel à la Paix » lundi, exhortant l’État à se réconcilier avec les Kurdes et les autres citoyens marginalisés.
📢 AN APPEAL FOR PEACE
🟥“Türkiye can be a wealthy, prosperous, secure, and peaceful nation. It can make significant contributions to regional and global peace… By replacing the word “war” with “peace,” we can contribute to building a new future for our country, our region, and… pic.twitter.com/R0VmibUxhx— Demokrasi Platformu (@dmkplatformu) September 1, 2025
L’ »Appel à la Paix », publié à l’occasion de la Journée mondiale de la paix, enjoint l’État turc à faire la paix avec les Kurdes et avec tous les citoyens se sentant marginalisés.
« Il ne s’agit pas seulement que les groupes armés renoncent à la violence ; l’État doit se réconcilier avec tous les citoyens ‘marginalisés’, à commencer par les Kurdes », affirme l’appel. « Nous ne pourrons pas construire une Turquie libérée du terrorisme en ignorant la démocratie et l’État de droit. »
Dix-neuf personnalités ont signé la déclaration, dont l’ancien vice-premier ministre Ertuğrul Yalçınbayır, les ex-ministres Bahattin Yücel, Ertuğrul Günay, Hakan Tartan, Hüseyin Çelik et Müslüm Doğan, l’ancien président de la Cour constitutionnelle Haşim Kılıç ainsi que les universitaires Doğu Ergil et Mehmet Altan.
La Plateforme pour la Démocratie lie la paix au rétablissement de l’État de droit et des droits humains dans le pays, et présente la géographie et l’histoire de la Turquie comme une base pour bâtir des ponts entre l’Europe et le Moyen-Orient. L’ »Appel pour la Justice » du groupe en juin avançait déjà que la justice est le moteur d’une paix durable et de la croissance économique.
Cet appel intervient alors que la commission multipartite du parlement travaille sur un cadre pour un nouveau processus de paix. Le président du Parlement Numan Kurtulmuş a indiqué que la commission visait à terminer ses travaux avant le 31 décembre, avec d’éventuelles prolongations de deux mois.
La Turquie « peut devenir une nation prospère, sûre et pacifique » et devrait « remplacer le mot ‘guerre’ par ‘paix’ » dans la vie publique, déclarent les auteurs, plaidant pour « la paix intérieure sous l’État de droit » et une réorientation des ressources vers des politiques favorisant la paix, la nature, la science et la culture.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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