Un dirigeant du PKK accuse la Turquie de saper les efforts du groupe pour se dissoudre
Un des dirigeants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), interdit, a affirmé mercredi que certaines factions du gouvernement turc cherchent à compromettre un processus visant la dissolution du groupe pour mettre fin à des décennies de conflit.
Le PKK avait déclaré en mai la fin de son conflit armé et devait organiser une série de cérémonies pour détruire ses armes.
Mais Mustafa Karasu, l’un des fondateurs et principaux dirigeants du groupe, a déclaré à une chaîne de télévision proche des Kurdes qu’« un groupe au cœur de l’État cherche à saboter le processus ».
« Nous sommes prêts, mais c’est le gouvernement [turc] qui n’a pas pris les mesures nécessaires », a-t-il déclaré.
Karasu a cité les frappes militaires turques continues sur les positions du PKK dans le nord de l’Irak ainsi que l’absence d’amélioration des conditions de détention du fondateur du PKK, Abdullah Öcalan.
Öcalan, aujourd’hui âgé de 76 ans, est détenu dans la prison de l’île d’İmralı depuis 1999. En février, il avait appelé le PKK à déposer les armes après des décennies de conflit avec l’État turc qui a fait au moins 45 000 morts.
« Certains camarades se sont rendus à İmralı, mais ce n’est pas suffisant. L’isolement dure depuis 26 ans », malgré certains aménagements, a déclaré Karasu.
« La situation de notre leader affecte le processus et le ralentit », a-t-il ajouté.
Karasu n’a pas confirmé si des cérémonies de dépôt d’armes étaient toujours prévues.
« Nous voulons que le processus se poursuive et prospère. Mais la situation nous conduit à constater un blocage. L’attitude du gouvernement en est la cause », a-t-il affirmé.
© Agence France-Presse
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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