Le journaliste Fatih Altaylı
Turquie•1 min de lecture

Une cour d’appel turque libère un journaliste condamné pour « menaces » envers Erdoğan

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Par Bosphorama

Publié le

Une cour d’appel turque a ordonné lundi la libération du journaliste Fatih Altaylı, condamné le mois dernier à plus de quatre ans de prison pour avoir « menacé » le président Recep Tayyip Erdoğan lors d’une émission YouTube.

La deuxième chambre pénale de la cour régionale d’Istanbul a accédé à sa demande de libération pendant l’examen de son recours, selon les médias turcs. La cour a invoqué la nature des charges, le fait que les preuves avaient été recueillies, l’absence de risque de fuite, la durée de sa détention et la sévérité de la peine initiale.

Altaylı était détenu depuis le 22 juin dans le complexe pénitentiaire de Marmara à Silivri, en périphérie ouest d’Istanbul.

Le journaliste de 63 ans avait été condamné le 26 novembre après que les procureurs eurent qualifié ses propos dans une vidéo YouTube de menace contre Erdoğan. Le 26e tribunal pénal d’Istanbul l’avait alors condamné à la prison et maintenu en détention provisoire pendant l’appel.

L’affaire remonte à une émission de juin où Altaylı commentait un sondage indiquant que la majorité des Turcs s’opposaient à un maintien à vie d’Erdoğan au pouvoir. Évoquant l’histoire ottomane, le journaliste avait rappelé que les dirigeants turcs avaient été destitués ou tués lorsqu’ils n’étaient plus désirés – des propos perçus comme menaçants par les autorités et les cercles pro-gouvernementaux.

Le conseiller présidentiel Oktay Saral avait partagé un extrait de l’émission sur les réseaux sociaux avec un avertissement à l’encontre d’Altaylı, peu avant l’arrestation du journaliste.

Les organisations de défense des droits et de la liberté de la presse avaient dénoncé cette condamnation et demandé sa libération pendant la procédure d’appel.

Altaylı fait également face à une autre affaire pénale ouverte cette année pour « diffusion d’informations trompeuses » lors d’une autre émission YouTube.

Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.

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