Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan
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La Turquie soutient un cessez-le-feu en Syrie et un plan d’intégration avec les forces kurdes alors que les combats reprennent

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Par Bosphorama

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Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a déclaré mardi qu’Ankara soutenait un cessez-le-feu et un plan d’intégration entre le gouvernement de transition syrien et les Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes, alors que les pourparlers à Damas sont au point mort et que les affrontements se propagent à nouveau dans le nord-est de la Syrie.

Fidan s’exprimait après une rencontre avec l’ambassadeur des États-Unis en Turquie Tom Barrack, qui sert également d’envoyé spécial américain pour la Syrie, mardi matin à Ankara. Il a déclaré à la chaîne publique turque TRT que la Turquie considérait l’accord conclu dimanche entre Damas et les FDS comme une priorité politique et estimait qu’il pouvait contribuer à préserver l’unité et l’intégrité territoriale de la Syrie, malgré ce qu’il a décrit comme des obstacles majeurs.

Fidan a indiqué que Barrack avait mené des discussions séparées avec le gouvernement syrien et les FDS, et que les parties s’étaient également rencontrées dans un format trilatéral à Damas.

« Il y a eu des réunions avec les FDS, l’administration de Damas et les États-Unis réunis. De longues réunions », a-t-il déclaré.

Le cessez-le-feu et le plan d’intégration, annoncés dimanche, devaient mettre fin à près de deux semaines de combats qui ont éclaté après que les forces gouvernementales syriennes ont lancé une opération le 6 janvier et se sont étendues à des zones longtemps tenues par l’alliance dirigée par les Kurdes.

L’accord vise à placer les structures militaires et civiles des FDS sous le contrôle de l’État syrien, y compris les postes frontaliers, les sites pétroliers et gaziers ainsi que les centres de détention abritant des prisonniers de l’État islamique.

Mais des rapports au cours des dernières 24 heures ont fait état d’une remise en cause de l’accord sur le terrain.

Des responsables kurdes ont déclaré que les discussions entre le commandant des FDS Mazloum Abdi et le président de transition syrien Ahmed al-Sharaa n’avaient donné aucun résultat, tandis que les combats se poursuivaient dans et autour de la province de Hasaka et d’autres parties du nord-est de la Syrie.

Les FDS ont également accusé les factions alignées sur Damas de violer le cessez-le-feu et d’intensifier les attaques, tandis que les responsables syriens ont accusé les FDS de saper l’autorité de l’État et d’utiliser la question des détenus de l’État islamique comme moyen de pression.

Fidan a déclaré qu’Ankara était préoccupée par ce qu’il a décrit comme des « jeux récurrents de l’État islamique » en Syrie, un langage utilisé par les responsables turcs pour suggérer que le groupe militant est exploité pour influencer le champ de bataille et les négociations politiques.

La Turquie s’est positionnée comme le plus fort soutien étranger des nouvelles autorités syriennes et a poussé au démantèlement de l’autonomie kurde le long de sa frontière. Ankara considère les FDS comme liées au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe militant qui mène une insurrection de plusieurs décennies en Turquie et est désigné comme une organisation terroriste par la Turquie et ses alliés occidentaux.

Les FDS ont été le principal partenaire des États-Unis dans la lutte terrestre contre l’État islamique en Syrie et contrôlent de vastes zones dans le nord-est depuis le début de la guerre civile en 2011. Ce territoire comprend des sites de détention abritant des milliers de suspects membres de l’État islamique et des camps où sont détenues les familles de militants, un fardeau sécuritaire de longue date que les gouvernements occidentaux ont averti pourrait alimenter une résurgence militante en cas de déstabilisation de la région.

Des rapports de médias kurdes et régionaux ont également suggéré lundi que Damas exigeait désormais des conditions plus dures après des changements sur le terrain, notamment la dissolution des structures gouvernementales kurdes et un transfert d’autorité plus rapide et plus complet que prévu par les dirigeants kurdes.

Ces affirmations reflètent un écart croissant entre ce que l’accord prévoit en principe et ce que chaque partie souhaite dans la pratique, en particulier sur la question de savoir si les forces kurdes seront intégrées à l’armée syrienne en tant qu’individus ou conserveront une structure de commandement unifiée.

Fidan a déclaré que la Turquie avait été en première ligne de la campagne contre l’État islamique et continuerait à travailler en étroite collaboration avec les nouvelles autorités syriennes, présentant la position d’Ankara comme un soutien à la stabilité et au contrôle étatique.

Ses déclarations interviennent alors que les protestations en Turquie se multiplient en réaction à l’offensive syrienne. Le principal parti pro-kurde de Turquie a organisé des manifestations à la frontière et accusé Ankara de soutenir une attaque visant les communautés kurdes.

Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.

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