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Erdoğan accuse le « lobby sioniste » d’avoir instigué la campagne militaire contre l’Iran

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Par Bosphorama

Publié le

Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a déclaré mardi que les frappes aériennes contre l’Iran avaient commencé avec les « provocations du lobby sioniste », avertissant que les combats se propagent au Moyen-Orient et augmentent les risques pour les États du Golfe et la Turquie.

S’exprimant lors d’un événement à Ankara, Erdoğan a déclaré que les affrontements de la semaine dernière entre l’Afghanistan et le Pakistan avaient été suivis par des frappes aériennes contre l’Iran, qu’il a décrites comme étant instiguées par le « lobby sioniste ». Il a affirmé que les attaques de missiles et de drones visant les pays du Golfe avaient accru l’instabilité.

Le président turc a réaffirmé que la Turquie poursuivait une diplomatie visant « la paix, la tranquillité et la stabilité » et qu’Ankara avait pris « toutes les mesures nécessaires » pour protéger le pays et la population des risques de débordement.

Erdoğan a déclaré que la Turquie avait « mobilisé toutes nos ressources » pour mettre fin aux troubles avant qu’ils ne se propagent et ne creusent des divisions entre « les pays frères ».

Les combats ont entamé leur quatrième jour mardi après que des frappes américaines et israéliennes en Iran ayant tué le Guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei ont déclenché des représailles iraniennes par missiles et drones contre Israël et des cibles liées aux États-Unis dans le Golfe, tandis qu’Israël a annoncé le lancement de nouvelles vagues de frappes sur Téhéran.

Le Hezbollah, allié de l’Iran au Liban, s’est joint aux combats et a lancé des roquettes, des missiles et des drones contre Israël, qui a répliqué par des frappes aériennes au Liban et des déploiements supplémentaires de troupes dans le sud du pays.

La Turquie partage une longue frontière avec l’Iran et est membre de l’OTAN. Ankara cherche à éviter d’être entraînée dans le conflit qui s’étend tout en maintenant des canaux ouverts avec les États-Unis, l’Iran et les gouvernements régionaux clés.

Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.

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