Erdoğan affirme que la guerre Iran-Israël approche du « point de non-retour »
Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a déclaré vendredi que l’escalade du conflit entre l’Iran et Israël se rapprochait rapidement du « point de non-retour », avertissant que ses conséquences pourraient s’étendre bien au-delà de la région.
« Malheureusement, le génocide à Gaza et le conflit avec l’Iran atteignent rapidement le point de non-retour. Cette folie doit cesser dès que possible », a déclaré Erdoğan lors d’un forum jeunesse de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) à Istanbul.
Il a exhorté toutes les parties à faire preuve de retenue, appelant à une désescalade avant que la guerre ne provoque des destructions plus vastes.
« Il est impératif que les doigts quittent les gâchettes et les boutons avant que ne surviennent davantage de destructions, d’effusion de sang, de victimes civiles et de terribles catastrophes, dont les répercussions pourraient affecter notre région ainsi que l’Europe et l’Asie pour les années à venir », a-t-il affirmé.
Ses déclarations interviennent à la veille d’une session extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l’OCI prévue ce week-end à Istanbul. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi devrait y participer, le conflit Israël-Iran devant dominer les discussions.
Le conflit, entré dans son huitième jour, a débuté lorsque Israël a lancé une campagne de frappes à grande échelle contre l’Iran, invoquant des craintes que Téhéran ne se rapproche de la capacité à produire des armes nucléaires. L’Iran a répliqué par des drones et des missiles, augmentant encore le risque d’un conflit régional élargi.
Lors d’un entretien téléphonique plus tôt cette semaine avec le chancelier allemand Friedrich Merz, Erdoğan a averti que la guerre pourrait déclencher une vague migratoire et comporter un risque de contamination nucléaire.
« La spirale de violence déclenchée par les attaques israéliennes pourrait nuire à la région et à l’Europe en termes de migration et de risque de fuites nucléaires », a-t-il déclaré.
La Turquie a renforcé la sécurité le long de sa frontière orientale en réponse au conflit, bien qu’une source du ministère de la Défense ait affirmé jeudi qu’il n’y avait « aucune augmentation » des passages irréguliers en provenance d’Iran. Les autorités turques n’ont pas publié de chiffres officiels.
Des correspondants de l’AFP près du poste frontalier de Kapıköy, dans la province orientale de Van, ont observé une activité routinière, un douanier affirmant que le nombre de voyageurs était « rien d’inhabituel ».
Lors d’une visite à la frontière mercredi, le ministre de la Défense Yaşar Güler a déclaré que « les mesures de sécurité à nos frontières ont été renforcées ».
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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