États-Unis, Qatar et Turquie participent au troisième jour de pourparlers de paix à Gaza en Égypte
Le Premier ministre qatari et des délégations de haut niveau des États-Unis et de la Turquie rejoindront mercredi les négociateurs du Hamas et d’Israël pour un troisième jour de discussions visant à mettre fin à la guerre à Gaza.
Israël et le Hamas mènent des négociations indirectes dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh, basées sur un plan en 20 points proposé par le président américain Donald Trump le mois dernier.
Le Premier ministre qatari Sheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, le chef des services de renseignement turc İbrahim Kalın, l’envoyé spécial de Trump pour le Moyen-Orient Steve Witkoff et son gendre Jared Kushner doivent tous assister aux pourparlers.
“Il y a une réelle chance que nous puissions accomplir quelque chose”, a déclaré Trump aux journalistes dans le Bureau ovale mardi, ajoutant que les négociateurs américains étaient également impliqués.
“Je pense qu’il est possible d’aboutir à la paix au Moyen-Orient. Cela va même au-delà de la situation à Gaza. Nous exigeons la libération immédiate des otages.”
Trump a affirmé que les États-Unis feraient “tout leur possible pour garantir le respect de l’accord” si le Hamas et Israël parviennent à un cessez-le-feu.
Les discussions interviennent alors qu’Israël commémore le deuxième anniversaire de l’attaque du 7 octobre 2023 par le Hamas, qui a déclenché la guerre.
À la clôture de la fête juive de Souccot, des militants dirigés par le Hamas ont lancé l’attaque la plus meurtrière de l’histoire d’Israël, provoquant une vaste offensive de représailles à Gaza.
Elle a entraîné la mort de 1 219 personnes, majoritairement des civils, selon les chiffres officiels israéliens.
Les militants ont également emmené 251 otages à Gaza, dont 47 sont toujours captifs, parmi lesquels 25 sont déclarés morts par l’armée israélienne.
La pression internationale pour mettre fin à la guerre s’intensifie, avec une grande partie de Gaza dévastée, une famine déclarée par l’ONU et les familles d’otages israéliens toujours en attente du retour de leurs proches.
Une enquête de l’ONU a accusé Israël de génocide à Gaza le mois dernier, tandis que des groupes de droits humains ont accusé le Hamas de crimes de guerre et crimes contre l’humanité lors de l’attaque du 7 octobre. Les deux parties rejettent ces allégations.
Des centaines de milliers de manifestants ont participé à des rassemblements pro-palestiniens dans le monde ce week-end, exigeant la fin immédiate de la guerre, notamment en Italie, Espagne, Irlande et Royaume-Uni.
Aux Pays-Bas, les manifestants ont appelé leur gouvernement à reconnaître un État palestinien, tandis qu’au Royaume-Uni, des dizaines de milliers de personnes ont bravé les appels du Premier ministre Keir Starmer à boycotter les rassemblements, organisant des veillées pour l’anniversaire du 7 octobre.
‘Garanties’
Le négociateur en chef du Hamas, Khalil al-Hayya, a déclaré que le groupe islamiste exigeait “des garanties du président Trump et des pays sponsors que la guerre prendra fin définitivement.”
Le plan de Trump prévoit un cessez-le-feu, la libération des otages, le désarmement du Hamas et un retrait progressif israélien de Gaza.
Le plan a reçu des réponses positives des deux côtés et a conduit à des négociations indirectes en Égypte depuis lundi.
Une source palestinienne proche de la délégation du Hamas a indiqué que la session de mardi avait porté sur “les premières cartes présentées par Israël concernant le retrait des troupes, ainsi que le mécanisme et le calendrier d’échange prisonniers-otages.”
Les représentants américains Witkoff et Kushner devraient arriver en Égypte mercredi, selon le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty, après un report initial.
“La garantie principale du succès à ce stade est le président Trump lui-même… même s’il doit imposer une vision”, a-t-il déclaré.
L’offensive israélienne à Gaza a tué au moins 67 160 personnes, selon le ministère de la Santé à Gaza, des chiffres jugés crédibles par l’ONU.
Les données ne distinguent pas civils et combattants, mais indiquent que plus de la moitié des victimes sont des femmes et des enfants.
© Agence France-Presse
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
Et vous, qu'en pensez-vous ?




