La Turquie accuse les FDS de saboter les efforts de paix en Syrie par des « actions provocatrices et divisionnistes »
Le ministère turc de la Défense a vivement critiqué les Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par les États-Unis, accusant le groupe de violer son accord d’intégration avec le gouvernement syrien et de mener des « actions provocatrices et divisionnistes » qui ont compromis les efforts visant à rétablir l’unité et la stabilité de la Syrie, a rapporté l’agence de presse étatique Anadolu.
Les FDS, qui contrôlent une grande partie du nord-est de la Syrie, ont signé un accord avec Damas en mars pour s’intégrer à l’appareil étatique syrien.
Dans une déclaration faite lors d’un point presse hebdomadaire jeudi, le contre-amiral Zeki Aktürk, porte-parole du ministère turc de la Défense, a affirmé que les FDS « n’ont rempli aucune des conditions de l’accord et poursuivent des actions qui menacent l’unité politique et l’intégrité territoriale de la Syrie ».
Aktürk a déclaré que si le gouvernement syrien a fait preuve d’une approche inclusive pour mettre fin aux divisions ethniques et sectaires, les actions « provocatrices et divisionnistes » des FDS ont entravé les progrès vers une résolution pacifique.
La Turquie a affirmé qu’elle restait engagée à soutenir les efforts de contre-terrorisme de la Syrie et renforce sa coopération militaire grâce à un nouveau mémorandum signé cette semaine, couvrant la formation conjointe et le soutien consultatif.
Les déclarations du ministère de la Défense interviennent un jour après que le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan a déclaré que les Unités de protection du peuple (YPG), qui dirigent les FDS, devaient cesser de « gagner du temps » et respecter l’accord d’intégration, avertissant qu’Ankara ne tolérerait pas les menaces persistantes contre sa sécurité.
Lors d’une conférence de presse conjointe à Ankara avec son homologue syrien, Asaad al-Shibani, Fidan a exhorté les YPG à cesser d’être une menace pour la sécurité en démobilisant les combattants étrangers qu’ils ont recrutés en Turquie, en Irak, en Iran et en Europe.
Ankara considère à la fois les FDS et les YPG comme des organisations terroristes, considérant les YPG comme une extension du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), interdit.
Ces développements surviennent dans le cadre des efforts de paix d’Ankara avec le PKK, qui a détruit des armes lors d’une cérémonie symbolique dans le nord de l’Irak le 11 juillet, conformément à l’appel de son leader emprisonné, Abdullah Öcalan, qui en février avait demandé au groupe militant de déposer les armes et de se dissoudre. La Turquie souhaite que tous les autres groupes militants kurdes affiliés au PKK dans la région fassent de même.
Les FDS sont depuis longtemps en conflit avec les groupes armés syriens soutenus par la Turquie dans le nord de la Syrie. Alors que la Turquie affirme que le PKK et les YPG sont liés, les YPG ont précédemment déclaré que les appels d’Öcalan ne les concernaient pas.
Les FDS rejettent les appels turcs à déposer les armes dans le cadre des efforts de paix plus larges d’Ankara avec les militants kurdes, affirmant que la situation en Syrie nécessite une intégration, et non un désarmement.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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