La Turquie rejoindra une force opérationnelle à Gaza pour localiser les corps des otages israéliens et surveiller le cessez-le-feu
Le président Recep Tayyip Erdoğan a déclaré jeudi que la Turquie rejoindra une force opérationnelle conjointe mise en place pour surveiller le cessez-le-feu à Gaza et aider à localiser les corps des otages israéliens présumés morts.
La Turquie rejoindra la force aux côtés des États-Unis, de l’Égypte, du Qatar et d’Israël alors que les premières mesures de la trêve se déploient, a indiqué un haut responsable turc à Reuters.
Lors d’un discours au palais présidentiel à l’occasion de la nouvelle année académique en Turquie, Erdoğan a déclaré qu’Ankara « suivrait la mise en œuvre sur le terrain » et soutiendrait les efforts de reconstruction liés à la première phase de l’accord annoncé cette semaine.
Les premières étapes du plan incluent un retrait des troupes israéliennes vers des lignes désignées dans les 24 heures suivant l’approbation du cabinet à Jérusalem, ainsi qu’une fenêtre de 72 heures pour commencer la libération des otages et les opérations de récupération. Le cabinet israélien devait se réunir jeudi soir pour ratifier l’accord avant que le retrait initial ne commence.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a déclaré être prêt à agir en tant qu’intermédiaire neutre pour le retour des otages et des restes humains, mais il n’a pas été inscrit comme membre de la force opérationnelle regroupant cinq pays. Le CICR a à plusieurs reprises demandé l’accès aux otages restants et affirme qu’il peut apporter un soutien médical, des notifications et des transferts lorsque les parties sont d’accord.
Erdoğan a précédemment remercié le président américain Donald Trump pour avoir poussé les parties vers un accord et a déclaré que la Turquie continuerait à plaider pour la reconstruction de Gaza.
L’accord de cessez-le-feu, annoncé après des pourparlers à Charm el-Cheikh, prévoit la libération d’un premier groupe d’otages israéliens et la libération de prisonniers palestiniens, avec des étapes supplémentaires liées au respect des engagements par les deux parties. Des célébrations ont éclaté à Gaza et sur la place des Otages à Tel Aviv après l’annonce, bien que les familles et les groupes d’aide aient averti que la mise en œuvre serait le véritable test.
L’accord constitue la première phase d’un cadre de 20 points proposé par les États-Unis pour mettre fin à la campagne militaire de deux ans à Gaza, qui a commencé après les attaques du Hamas dans le sud d’Israël le 7 octobre 2023, ayant fait environ 1 200 morts et conduit à l’enlèvement de quelque 250 personnes.
Les autorités sanitaires de Gaza affirment que plus de 66 000 Palestiniens ont été tués depuis le début de la réponse militaire israélienne.
Depuis octobre 2023, des experts de l’ONU, des groupes de défense des droits et des tribunaux ont averti que le siège, les bombardements et les déplacements forcés de Palestiniens à Gaza par Israël répondent à la définition de génocide.
La Cour internationale de justice a émis trois séries de mesures provisoires ordonnant à Israël de prévenir le génocide, de permettre l’aide et d’arrêter les opérations à Rafah. Amnesty International et Human Rights Watch ont conclu en décembre 2024 qu’Israël commettait un génocide. Les groupes israéliens B’Tselem et Physicians for Human Rights-Israel ont documenté des attaques systématiques contre les hôpitaux et le refus de l’aide médicale en 2025, affirmant également que les autorités israéliennes commettent un génocide à Gaza.
Le 1er septembre, l’Association internationale des spécialistes du génocide a déclaré que les actions israéliennes répondent à la définition légale du génocide. Le 16 septembre, une commission d’enquête de l’ONU a conclu qu’Israël avait commis un génocide à Gaza, citant les meurtres, les conditions de vie calculées pour entraîner la destruction et les déclarations de hauts responsables israéliens. Un jour plus tard, les principales agences d’aide ont averti les gouvernements que l’inaction risquait de les rendre complices.
Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.
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