Le président turc Recep Tayyip Erdoğan (à droite) arrive pour rencontrer le président américain Donald Trump lors de la cérémonie d'accueil du sommet pour la paix à Gaza à Charm el-Cheikh, le 13 octobre 2025. (Photo de Yoan VALAT / POOL / AFP)
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La Turquie rejoint l’appel régional alors que les États-Unis et l’Iran cherchent à finaliser un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient

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Par Bosphorama

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Des représentants turcs ont rejoint des dirigeants du Moyen-Orient et des responsables pakistanais dans un appel avec le président américain Donald Trump alors que Washington et Téhéran tentaient dimanche de finaliser un accord pour mettre officiellement fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d’Ormuz.

Trump a déclaré samedi qu’une proposition impliquant les États-Unis, l’Iran et d’autres pays était « largement négociée » mais encore « soumise à finalisation ».

« Un Accord a été largement négocié, sous réserve de finalisation entre les États-Unis d’Amérique, la République islamique d’Iran et divers autres Pays », a écrit Trump sur Truth Social.

« En plus de nombreux autres éléments de l’Accord, le détroit d’Ormuz sera ouvert », a-t-il ajouté.

La réouverture du détroit soulagerait les tensions sur les marchés énergétiques mondiaux après un blocus iranien de plusieurs mois de cette route, l’une des voies les plus importantes au monde pour les livraisons de pétrole.

Trump a précisé que des dirigeants d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar, d’Égypte, de Jordanie et de Bahreïn, ainsi que des représentants de la Turquie et du Pakistan, avaient participé à un appel samedi pour discuter de l’accord.

Le Pakistan, qui a médié des négociations en face-à-face entre délégations américaines et iraniennes en avril, espère accueillir un nouveau cycle de discussions « très bientôt », a déclaré le Premier ministre Shehbaz Sharif.

Sharif a indiqué que le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, en visite à Téhéran vendredi, avait également participé à l’appel.

Il a qualifié cet échange d’« opportunité utile pour partager des points de vue sur […] comment faire avancer les efforts de paix en cours pour instaurer une paix durable dans la région ».

Trump a affirmé qu’un appel séparé avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’était « très bien passé ».

Les frappes américano-israéliennes contre l’Iran le 28 février avaient déclenché la guerre, avec des combats se poursuivant pendant des semaines avant qu’un cessez-le-feu temporaire ne prenne effet en avril.

« Les derniers aspects et détails de l’Accord sont actuellement discutés, et seront annoncés prochainement », a déclaré Trump, sans donner de précisions.

Le New York Times, citant des responsables américains anonymes, a rapporté que les détails d’un « engagement apparent » de Téhéran à abandonner son stock d’uranium hautement enrichi seraient discutés après un accord initial.

Selon le journal, la proposition actuelle ne précise pas comment Téhéran renoncerait aux stocks de combustible nécessaire à la fabrication d’armes nucléaires, un scénario que Washington a longtemps dit ne pas accepter pour l’Iran.

Des responsables iraniens ont souligné que des divergences persistaient entre les parties et que le différend sur le programme nucléaire ne ferait pas partie de la première phase des discussions.

L’Iran n’a pas commenté l’annonce de Trump.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Esmaeil Baqaei avait auparavant noté « une tendance au rapprochement » avec Washington mais souligné que « cela ne signifie pas nécessairement que nous et les États-Unis parviendrons à un accord sur les questions importantes ».

« Notre intention était d’abord de rédiger un mémorandum d’entente, une sorte d’accord-cadre », a-t-il déclaré à la télévision d’État.

Baqaei a exprimé l’espoir que les détails d’un accord final puissent être finalisés « dans un délai raisonnable de 30 à 60 jours » après l’achèvement du cadre initial.

Le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, avait auparavant averti que Washington subirait une réponse ferme s’il reprenait les hostilités, après que des médias américains ont évoqué la possibilité de nouvelles frappes.

« Nos forces armées se sont reconstruites pendant la période de cessez-le-feu de telle sorte que si Trump commet une nouvelle folie et relance la guerre, ce sera certainement plus écrasant et amer pour les États-Unis que le premier jour de la guerre », a déclaré Ghalibaf.

Sur l’autre front principal de la guerre au Liban, les médias d’État ont rapporté qu’Israël avait frappé le sud du pays samedi, où les combats se poursuivent malgré un cessez-le-feu du 17 avril.

L’armée libanaise a indiqué qu’une frappe avait visé une caserne dans le sud, blessant un soldat.

Israël a annoncé qu’un de ses soldats avait été tué vendredi près de la frontière.

Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars avec des tirs de roquettes sur Israël après que des frappes américano-israéliennes eurent tué le guide suprême iranien.

Le Hezbollah a déclaré samedi que son chef Naim Qassem avait reçu un message du ministre iranien des Affaires étrangères affirmant que Téhéran « n’abandonnerait pas son soutien » au groupe libanais.

© Agence France-Presse

Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.

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