Le président américain Donald Trump rencontre le président syrien Ahmed al-Sharaa (à gauche) en marge du sommet de l’OTAN au complexe présidentiel de Beştepe à Ankara, le 8 juillet 2026. (Photo : SAUL LOEB / AFP)
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La Turquie salue le retrait de la Syrie de la liste américaine des États soutenant le terrorisme

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Par Bosphorama

Publié le

Les points importants

  • Décision historique : Les États-Unis retirent la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme, une première depuis 1979.
  • Relance économique : Ankara estime que cette mesure lèvera un obstacle majeur à la reconstruction et à la réintégration de la Syrie dans l’économie mondiale.
  • Nouveau chapitre : Cette décision, saluée par Damas, intervient après la chute du régime Assad et l’arrivée au pouvoir d’Ahmed al-Sharaa, ancien chef de HTS.

La Turquie a salué mardi la décision des États-Unis de retirer la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme, estimant que cette mesure aiderait le pays déchiré par la guerre à se reconstruire et à se réintégrer dans la communauté internationale.

« Nous croyons que cette décision donnera un nouvel élan aux efforts visant à renforcer les liens de la Syrie avec la communauté internationale et à établir une sécurité et une stabilité durables dans le pays », a déclaré le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le ministère a indiqué que cette décision supprimait « l’un des principaux obstacles » à la reprise économique et à la reconstruction de la Syrie, et a remercié l’administration américaine et le Congrès pour leur soutien au processus.

Il a également appelé la communauté internationale à contribuer à bâtir une Syrie prospère et à « mettre fin aux actions agressives » qui menacent cet objectif.

Les États-Unis ont retiré lundi la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme, mettant fin à une désignation imposée en 1979 qui entraînait de sévères restrictions économiques et marquant une nouvelle étape vers un réchauffement des relations entre Washington et Damas.

Le département d’État américain a également révoqué la désignation du Front al-Nosra, également connu sous le nom de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), comme organisation terroriste mondiale spécialement désignée.

Les rebelles menés par HTS ont renversé le président de longue date Bachar al-Assad en décembre 2024, mettant fin à plus de cinq décennies de règne de la famille Assad après près de 14 ans de guerre civile.

Le département du Trésor américain a également annoncé un allègement supplémentaire des sanctions contre la Syrie.

« Cette action d’aujourd’hui contribuera à favoriser des investissements supplémentaires en Syrie pour promouvoir la stabilité politique et économique », a déclaré le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, dans un communiqué.

Le département a précisé que ces mesures étaient « conformes à la promesse du président Donald Trump d’accorder un allègement des sanctions à la Syrie ».

Il a toutefois souligné que la levée des restrictions ne modifiait pas son approche de la lutte contre le terrorisme mondial ni son engagement à tenir « les mauvais acteurs en Syrie responsables de leurs actes ».

HTS était auparavant connu sous le nom de Front al-Nosra et était autrefois la branche d’Al-Qaïda en Syrie. Le groupe a rompu ses liens avec Al-Qaïda en 2016.

Les États-Unis avaient annoncé en juillet leur intention de retirer la Syrie de la liste du terrorisme, une mesure largement interprétée comme un vote de confiance envers le président Ahmed al-Sharaa, l’ancien chef de HTS arrivé au pouvoir après le renversement d’Assad.

Trump a rencontré Sharaa en marge d’un sommet de l’OTAN à Ankara en juillet. Sharaa, un ancien djihadiste, a cherché à se présenter comme un leader national rassembleur et à mettre fin à l’isolement international de la Syrie.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré que les radiations de lundi offriraient aux Syriens « une voie vers la prospérité ».

Cette mesure « élimine les derniers obstacles majeurs à l’investissement du secteur privé en Syrie et favorise la reprise économique de la Syrie et sa réintégration dans l’économie mondiale », a déclaré Rubio dans un communiqué.

Safwat Raslan, le gouverneur de la banque centrale de Syrie, a également salué cette décision.

« Mettre fin à la désignation de la Syrie comme État soutenant le terrorisme est une étape historique qui redonne au pays sa place naturelle dans le système économique mondial », a déclaré Raslan sur X, ajoutant que la banque « travaillait à la construction d’un système financier moderne et fiable ».

 

Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.

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